Le Nasria retient son souffle, partagé entre l’espoir légitime d’un renouveau sportif et l’angoisse persistante d’un dossier administratif qui empoisonne la vie du club. A l’approche de l’exercice à venir, la direction du NAHD, sous l’impulsion directe de son président Athmane Sahbane, s’emploie corps et âme à dénouer l’écheveau complexe de l’interdiction de recrutement. Cette sanction, prononcée en raison de la lourde ardoise financière laissée par les dettes accumulées auprès de la Chambre de résolution des litiges (CRL), constitue l’obstacle majeur que la direction s’attache à terrasser avant l’entame officielle de la saison. Pour y parvenir, le président Sahbane multiplie les tractations et les rencontres au sommet. Dans cette optique, un rendez-vous crucial est programmé avec l’ancien directeur technique sportif des jeunes catégories, Mohamed Mekhazni, qui occupe actuellement le même poste à l’OA, l’objectif étant de trouver un terrain d’entente et convenir d’un échéancier de paiement. Sahbane entend reproduire cette démarche proactive avec l’ensemble des autres créanciers du club pour apurer ce passif.
Des garanties solides pour qualifier les vingt-trois recrues
Malgré un climat jonché d’embûches, le premier responsable nahdiste dispose de garanties solides qui laissent entrevoir une issue favorable. Ces assurances tangibles devraient lui permettre, dans les tout prochains jours et avant le coup d’envoi du championnat, de solder ce problème épineux et d’obtenir enfin le sésame salvateur. Une telle issue libérerait les mains de la direction pour homologuer et enregistrer les licences des vingt-trois nouvelles recrues estivales. Ces nouveaux joueurs piaffent d’impatience à l’idée de défendre sur le terrain les prestigieuses couleurs Jaune et Rouge du Nasria et de lancer du bon pied cette nouvelle ère sportive.
Une solitude pesante au sommet du club
Cependant, derrière cet optimisme affiché et la volonté de fer du président, une ombre pesante plane sur la gestion quotidienne de l’institution husseindéenne. Sahbane se retrouve bien trop souvent seul à batailler sur tous les fronts, privé du soutien et de l’implication active d’autres forces vives ou partenaires du club. Cette solitude dans la prise de décision et dans l’effort financier et logistique n’est pas sans danger. À long terme, cette absence de cohésion et de mobilisation générale autour du projet risque de nuire gravement à la stabilité du NAHD, un club historique dont la dimension et les ambitions exigent une union sacrée et un engagement collectif bien plus large.
O. Y.
