Le projet du centre d’entraînement du CR Belouizdad semble aujourd’hui plus que jamais compromis. Alors que tout semblait réuni, il y a encore quelque temps, pour permettre au club de lancer concrètement les travaux, le dossier paraît désormais à l’arrêt. La sortie du président du conseil d’administration, Mohamed Arar il y a plus d’un mois, n’a fait que renforcer les interrogations autour de ce projet, qui devait pourtant constituer l’un des grands chantiers du club.
Présenté comme une infrastructure essentielle pour accompagner les ambitions du CRB, le futur centre d’entraînement avait été annoncé avec beaucoup d’ambition et dans un délai n’excédant pas 2 ans. Le projet devait permettre au club de disposer enfin d’un véritable outil de travail répondant aux exigences du football professionnel moderne. Mais depuis, les choses semblent avoir considérablement changé. Les dernières déclarations du président du conseil d’administration ont surtout installé le doute, au point de laisser penser que le projet est désormais quasiment à l’abandon.
Un dossier mis aux oubliettes
Ce qui interpelle aujourd’hui, c’est surtout l’absence d’évolution concrète. Alors que le lancement des travaux était annoncé comme une étape imminente, aucune avancée significative ne semble se dessiner. Le silence observé par les responsables du club alimente forcément les interrogations des supporters, qui souhaitent savoir ce qu’il adviendra de cette infrastructure. Plus encore, l’absence de communication de l’actionnaire majoritaire, Madar, est également remarquée. Depuis les dernières déclarations concernant le projet, aucune information claire n’est venue rassurer les supporters ou expliquer la situation actuelle. Ce silence laisse donc planer le doute sur la volonté réelle de poursuivre ce chantier et sur son avenir.
Le CRB toujours sans véritable outil de travail
Cette situation constitue forcément une déception pour un club de la dimension du CRB. Alors que plusieurs formations de Ligue 1 disposent ou travaillent à se doter d’infrastructures modernes, le club belouizdadi risque encore de rester sans centre d’entraînement à la hauteur de ses ambitions. Le paradoxe est d’autant plus difficile à comprendre que le projet avait été présenté comme une priorité et que tout semblait prêt pour passer à l’action. Aujourd’hui, le dossier paraît figé et aucune échéance précise n’est avancée pour une éventuelle reprise. Pour les supporters, l’attente devient donc particulièrement longue. Ils espèrent désormais des explications et surtout une position claire de la direction et de Madar. Car au-delà d’un simple projet immobilier, ce centre devait représenter un investissement structurant pour l’avenir du CRB. Son abandon, s’il venait à se confirmer, constituerait un sérieux coup d’arrêt aux ambitions affichées par le club.
M. L.
