Depuis la reprise, les Vert et Blanc ne travaillent pas uniquement sur les aspects habituels de leur préparation. Le staff technique accorde une attention particulière aux caractéristiques du terrain sur lequel son équipe évoluera samedi. Connaissant les difficultés que pourrait provoquer une pelouse en mauvais état, Mana cherche à éviter que ses joueurs ne soient pénalisés par des conditions qui ne favorisent pas nécessairement leur manière habituelle de jouer. Le technicien veut surtout que ses hommes arrivent préparés à cette éventualité et qu’ils ne perdent pas leurs moyens lorsque le ballon ne circulera pas correctement. Dans ce contexte, le jeu direct apparaît comme une solution sérieusement envisagée. Les Koubéens pourraient ainsi privilégier les transmissions aériennes pour franchir rapidement les lignes adverses, plutôt que de s’exposer à des pertes de balle en multipliant les passes courtes. Cette approche demanderait une bonne occupation du terrain, avec des attaquants capables de gagner leurs duels et de conserver le ballon pour permettre au reste du groupe de remonter. Les milieux devront également être attentifs aux deuxièmes ballons, qui pourraient devenir déterminants dans une rencontre où les séquences de jeu risquent d’être moins fluides. Le staff technique veut donc préparer ses joueurs à cette autre manière de procéder sans pour autant bouleverser totalement leurs principes. Les phases arrêtées constituent également une possibilité intéressante. Les corners et les coups francs peuvent offrir des occasions précieuses lorsque la construction devient compliquée. Mana pourrait ainsi miser sur la présence de ses joueurs dans la surface et leur capacité à exploiter ces situations. Le travail effectué durant la semaine doit permettre de mieux coordonner les déplacements et de varier les combinaisons. Les Koubéens veulent disposer de plusieurs solutions pour ne pas dépendre d’un seul registre. L’objectif est de trouver le moyen le plus efficace de mettre en difficulté le MCS, quelles que soient les conditions de jeu. À Saïda, l’adaptation pourrait faire toute la différence entre une équipe qui maîtrise son sujet et une autre qui se laisse piéger par les circonstances.
M. A.
