L’USMA, le pourrissement !
Le faux pas de trop concédé face à l’ES Ben Aknoun a accentué la tension dans l’entourage usmiste. Le moins que l’on puisse dire, c’est le pourrissement au sein du club de Soustara, qui vit une fin de saison houleuse.
Par Moussa Maïdi
En accueillant l’ES Ben Aknoun, dans le cadre de la mise à jour du calendrier, l’USMA a fait une nouvelle contre-performance, en s’inclinant sur le score de deux buts à un, au terme d’un match où nous avons assisté à une prestation médiocre et une autre faillite tactique de l’entraineur Juan Carlos Garrido. Et pourtant, l’adversaire du jour n’est pas d’un grand calibre, mais plutôt une modeste formation qui lutte pour sa survie parmi l’élite. Il faut dire que le faux pas de trop concédé face à l’ESBA n’a fait qu’accentuer la tension dans l’entourage du club, qui vit une fin de saison houleuse et qui va droit à la dérive.
Même la 4e place est menacée
Après avoir laissé filer trois précieux points face à l’ES Ben Aknoun, l’USMA peut dire bye-bye à la deuxième place car il va falloir un miracle pour rattraper l’écart qui le sépare de l’actuel dauphin, le CRB. Ayant perdu son ultime objectif cette saison, il ne lui reste désormais que la quatrième place, qualificative à la Coupe de la CAF lors du prochain exercice, pour espérer sauver sa saison, mais ça devient compliqué, vu le calendrier difficile qui l’attend, avec trois déplacements contre un seul match à domicile, mais aussi la rude concurrence avec les autres prétendants, qui joueront sans doute leurs chances à fond. Et vu les prestations médiocres que livre l’équipe à chaque match, on peut dire qu’une saison blanche se profile à l’horizon.
Un vide administratif qui nécessite l’intervention de Harkati
Lors du match face à l’ESBA, c’est l’USMA qui recevait. Mais nous n’avons vu aucun responsable dans la tribune officielle, hormis un ou deux employés du club. Ni Kamel Hassena, ni son conseiller Réda Abdouche ou encore le directeur de l’administration général Mohamed Briki n’a marqué sa présence. On avait l’impression comme si c’était l’adversaire qui recevait l’USMA, avec la présence en force des dirigeants, y compris le P/APC. On avait aussi l’impression qu’il s’agissait d’un club à l’abandon qui n’a pas derrière lui une solide société étatique. Il faut dire que l’USMA vit un vide administratif depuis notamment le départ du manager sportif Toufik Korichi. Cela nécessite l’intervention du P-DG du groupe Serport Mohamed Karim Harkati car cela risque de se répercuter négativement sur les résultats de l’équipe pour la suite de la saison.
Pression négative des supporters
Les supporters de l’USMA ne cessent de réclamer le départ des actuels responsables et insiste pour un changement radical dans les plus brefs délais. Ils n’ont pas hésité à manifester ceux qu’ils réclament au 20-Août à l’occasion du match face à l’ES Ben Aknoun. Mais nous avons vu des supporters ayant exercé une pression négative sur les joueurs, ce qui s’est répercuté négativement sur ces derniers, qui se sont montré trop déconcentrés. Certes, c’est légitime de la part des fans de faire des revendications, mais pas au détriment de leur équipe favorite qui sera appelée à disputer des matchs décisifs pour la suite de la saison.
Le comportement de Belaid et Merili reflète le malaise dans le vestiaire
Après la fin de la première mi-temps dudit match, Zinedine Belaid avait demandé le changement et l’entraineur Juan Carlos Garrido a fini par le remplacer par Abdessamed Bounacer. Le défenseur international n’a plus la tête à l’USMA, lui qui a pris la décision de quitter le club, comme rapporté par nos soins. Mais le plus grave, c’est qu’il a quitté le stade avant même la fin du match, en compagnie d’Islam Merili, remplacé lui également à la mi-temps. Il faut dire que l’attitude des deux joueurs porte atteinte à un grand club comme l’USMA, que les responsables ne doivent absolument pas tolérer. Cela reflète le malaise qui existe au sein du vestiaire usmiste mais aussi le manque de contrôle du groupe par le coach.
M. M.
