27 octobre 2026

Abdelli, l’OM fort

Son arrivée à l’Olympique de Marseille en février dernier, en provenance de l’Angers SCO, était dans un contexte compliqué. Himad Abdelli était dans le dur sous les ordres de Habib Beye qui, ancien entraîneur, l’a littéralement placardisé. Cependant, depuis que Bruno Genesio est aux commandes techniques des Olympiens, l’Algérien retrouve des couleurs mais aussi de l’efficacité avec trois buts sur les trois derniers matchs en Ligue 1 Mc Donald’s. La forme qu’il affiche est aussi une réponse à ses détracteurs qui ne l’ont pas épargné lors des premières sorties, cette saison. A présent, Abdelli est un vrai patron chez les Phocéens. Même dans son discours.

Par Mohamed Touileb

Dimanche, l’OM s’est imposé 4 buts à 3 en réception du Havre AC signant sa troisième victoire de suite dans le challenge domestique. Abdelli a contribué dans ce succès avec une nouvelle réalisation qui confirme sa belle forme du moment. Au milieu de cette euphorie, il y avait aussi son intervention au micro de Ligue 1+ au terme d’une partie qui était un peu tendue dans ses dernières minutes car les Havrais avaient réussi à coller trois buts à partir de la 77e minute. Un relâchement qu’Abdelli n’a pas aimé. Il en est de même pour son coach Genesio.

Les mots qu’il faut

Pour sa part, le technicien a, sans ménagement, pointé du doigt l’attitude des joueurs entrés en jeu. «On leur dit qu’ils ont les qualités pour jouer titulaires à Marseille. On leur dit que c’est presque une injustice quand ils ne jouent pas titulaires. Mais quand on rentre à Marseille, quand on mène 4-0, la moindre des choses c’est de faire preuve d’humilité. Par respect pour ceux qui ont débuté le match, par respect pour l’institution, par respect pour plein de gens. Mais c’est l’apprentissage, et je vais me charger de leur apprendre plus vite que ce qu’il faut, parce qu’on va en avoir besoin», a tonné le driver.

De son côté, Abdelli a été plus «lisse» dans son réquisitoire quand il a été interrogé sur le relâchement constaté lors du dernier quart d’heure de la partie. Ce qui suscite les interrogations sur la capacité des Marseillais à être constants tout au long d’un match. «Je pense qu’on en est capable. Le coach l’a dit. C’est à nous de mettre l’engagement pendant 90 minutes. Les rentrants aussi. Nous, on se donne à fond pendant 70-80 minutes, les entrants doivent aussi se donner à fond. Je pense que, sur ce match, ça n’a pas été le cas», a-t-il préconisé.

Son replacement sera compliqué avec les Verts

Après ces mots du milieu de terrain et de l’entraîneur, les canaux médiatiques se sont emballés. Sauf que le Fennec s’est montré lucide dans son intervention en ajoutant une phase qui reflète son état d’esprit irréprochable. «On va travailler pour et la semaine prochaine ça sera peut-être eux qui feront la différence», notait le Vert qui sait, plus qu’un autre, qu’un footballeur peut traverser une période difficile après ce qu’il a pu vivre après son arrivée dans le club du Sud de la France. Sportivement, le milieu de terrain fait sa part du boulot. Surtout depuis qu’il joue un cran plus haut. Ce qui lui permet d’être décisif. Avec l’équipe nationale, il a eu du temps de jeu lors du dernier stage. Malheureusement, il n’a pas connu la même réussite en livrant des prestations en demi-teinte. Toutefois, cela a une explication : Brahim Hemdani, sélectionneur de l’EN, ne l’a pas utilisé dans son véritable poste en lui donnant un rôle sensiblement défensif dans l’entrejeu. Le retour au premier plan d’Abdelli dans un registre plus offensif devrait inciter Brahim Hemdani à le faire monter d’un cran. Au moins en tant que «numéro 8» parce que c’est Ibrahim Maza qui est le vrai dépositaire du jeu à «El-Khadra». Là, c’est un autre problème.

M. T.

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