

Entre Boubekeur Abid et Saïd Allik, c’est l’impossible cohabitation. Aux dernières nouvelles, rien ne va entre les deux hommes, qui s’accrochent verbalement au siège du club pratiquement quotidiennement en raison de plusieurs différends concernant la gestion du club. Un conflit qui risque de se répercuter négativement sur l’équipe.
Par Moussa Maïdi
Au mois de mai dernier, l’USMA a connu un grand changement au sein de son organigramme administratif avec l’élection de Boubekeur Abid à la présidence du conseil d’administration, qui a succédé à Athmane Sahbane, et l’intronisation de Saïd Allik comme premier responsable du volet sportif. Sur le papier, cette nouvelle organisation devait marquer le début d’une ère de stabilité et de complémentarité entre les deux hommes. Cependant, la réalité s’est révélée bien différente. Dès les premières semaines, des divergences profondes ont éclaté entre eux, remettant en question la cohésion au sein de la direction du club. La signature officielle du contrat d’Allik, qui a été nommé directeur général sportif le 17 juillet dernier après plusieurs rounds de négociations avec le propriétaire du club en ce qui concerne le salaire et les prérogatives, avait laissé espérer un retour au calme et une répartition claire des rôles. Mais rapidement, de nouveaux désaccords sont apparus. Les deux responsables se sont opposés sur plusieurs dossiers, allant de la gestion sportive à certaines décisions administratives. Avant même de signer son contrat, Allik refusait catégoriquement de collaborer étroitement avec Abid et chercherait même à le pousser vers la sortie car il voulait imposer Mouldi Aïssaoui à sa place, un profil qu’il juge plus en phase avec ses ambitions. Aux dernières nouvelles, nous avons appris que le conflit a atteint son paroxysme. En effet, le PCA et le DGS, pourtant tous les deux âgés, s’accrochent verbalement pratiquement chaque jour au siège du club, au su et au vu des autres employés. Selon une source crédible, plusieurs différends opposent les deux premiers responsables au club, en ce qui concerne notamment la gestion du club. Alors qu’Allik veut prendre tout le monopole, Abid ne veut pas se contenter du rôle de signataire et en étant le président du conseil d’administration, il doit s’impliquer dans la gestion de plusieurs volets, sans pour autant s’immiscer dans le volet sportif, dont Allik est le premier responsable.
Rezal entre le marteau et l’enclume !
Face à cette situation, nous avons appris que Boubekeur Abid a officiellement adressé une demande au P-DG du groupe Serport, Abdelkrim Rezal, afin de provoquer une réunion d’urgence dans les jours à venir, qui concernera également Said Allik. Notre source nous a révélé que le premier responsable de la société des services portuaires va convoquer les deux hommes dans son bureau dans les jours à venir, lorsqu’il rentrera de l’étranger, où il est en mission de travail. Mais il faut dire que Rezal est entre le marteau et l’enclume. D’un côté, il ne veut pas laisser partir Abid, qui jouit de sa confiance et qui voit en lui un très bon gestionnaire, et d’un autre, il n’a aucun pouvoir pour recadrer Allik ou éventuellement le pousser vers la sortie, étant donné que ce dernier est protégé par le soutien du ministre de l’Intérieur et des Transports car c’est lui qui l’a intronisé directeur général sportif. Visiblement, que ce soit Abid ou Allik, l’un des deux devra partir car l’impossible cohabitation entre eux et le conflit en interne qui les oppose risquent de mener le club droit vers la dérive…
M. M.
