La qualification en ¼ de finale actée, mardi face à la RD Congo, l’équipe nationale s’est remise au travail pour préparer son prochain match dans la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier) au Maroc. L’étape à venir sera face au Nigeria avec une explication qu’arbitrera Omar Abdelkadri Artan (Somalie). Niveau adversité et enjeu, on monte d’un cran.
Par Mohamed Touileb
Le niveau de la compétition n’est pas le même. Mais le Nigeria et l’Algérie, qui s’étaient affrontés en demi-finale de la CAN 2019 en Egypte gagnée par les Verts, vont se retrouver – une nouvelle fois – dans un match à élimination directe. Ça sera ce samedi à 17h00 au stade de Marrakech.
Les débats s’annoncent explosifs entre deux sélections qui ont laissé une forte impression depuis le début de la compétition. On parle des deux seules équipes qui ont remporté l’ensemble de leurs trois matchs dans la CAN 2025. Dès lors, on peut parler de choc absolu de ces quarts de finale avec un seul ticket en jeu. C’est pour dire que l’un des deux prétendants du jour va essuyer son premier revers dans l’épreuve. Et il sera éliminatoire.
En face, il y aura un sacré client
Sur le papier et au niveau de l’historique, on doit reconnaître que les Nigérians partent avec un certain avantage. Les Super Eagles disposent de joueurs de qualité et des noms ronflants comme Iwobi, Osimhen ou encore Lookman. Ce trio reste très redoutable car il est derrière 66% des réalisations nigérianes dans ce rendez-vous continental.
En effet, l’élément le plus décisif est certainement Lookman avec ses 3 pions et 4 passes décisives sur les 12 buts marqués par les protégés d’Eric Chelle, ancien coach du MC Oran. Derrière, on retrouve Osimhen qui a fait trembler les filets à 3 reprises pour 1 assist. Quant à Iwobi, il compte 2 passes D. C’est certainement la force de frappe adverse qui a aussi d’autres footballeurs de talent comme Ndidi, Chukwueze, Onuachu ou encore Akor. Par ailleurs, on peut relever le fait que le Nigeria est une équipe habituée à jouer les rôles avancés dans la CAN. Sur un total de 21 participations, la sélection compte 19 présences dans le tableau à élimination directe. Les héritiers d’Amokachi totalisent 16 demies, 8 médailles de bronze (3e place), 7 finales et 3 sacres. Impressionnant.
La détermination est là
Après, ce samedi, ce n’est pas le palmarès où le papier qui vont jouer au stade de Marrakech. Tout reste à écrire sur le rectangle de vérité. En 2019, le CV du Nigeria n’a pas empêché Riyad Mahrez et ses compatriotes de l’évincer pour se hisser en finale et battre le Sénégal et se poser sur le toit de l’Afrique.
Toujours aussi ambitieuse, El-Khadra aura son destin entre les pieds de joueurs de talent qui sont en mesure d’aller chercher une nouvelle consécration dans cette 35e édition de Coupe d’Afrique des nations. Mais par-dessus tout, la force des Guerriers du Désert reste leur solidarité à toute épreuve et la profondeur du banc qui permet de changer le cours des matchs. « La valeur de notre équipe vient du fait que n’importe quel joueur est prêt à jouer. Je suis très content de ce que produisent les 17 joueurs », notait Petkovic, le sélectionneur national, dont le coaching et le pragmatisme seront tout aussi déterminants comme il l’était depuis le début de l’aventure.
M.T.
