Le mois de juillet dernier, le conseiller technique Mohamed Hamdoud et le coordinateur sportif Hamza Koudri ont été remerciés. Quelques semaines plus tard, soit 48 heures seulement avant le premier match de la nouvelle saison face au Mouloudia, c’est le manager général Hamza Aït-Ouamar qui a décidé de claquer la porte.
Par Moussa Maïdi
Ces départs successifs ont créé un véritable vide administratif au sein du club, une situation inhabituelle et préoccupante pour une structure de la dimension de l’USMA. La gestion sportive repose jusqu’à présent uniquement sur le directeur général sportif Said Allik, qui assume à lui seul un rôle normalement partagé entre plusieurs responsables. Selon une source crédible, Allik n’envisage pas de procéder à de nouvelles nominations et préfère centraliser toutes les décisions, avec le soutien de son entourage, entre autres son fils (membre du CA). Si cette stratégie peut donner l’image d’une autorité forte et d’un contrôle absolu, elle comporte en réalité de sérieux risques. La concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme pourrait entraîner des lenteurs, des erreurs de jugement et un manque de diversité dans les décisions importante, surtout quand on sait que le concerné n’a plus l’âge (78 ans) ni la dynamique pour accomplir seul les différentes tâches qui lui ont été confiées. Pis encore, il refuse de collaborer avec le président du conseil d’administration Boubekeur Abid, avec lequel le courant ne passe plus. Un vide administratif qui nous fait rappeler l’ex-président Athmane Sahbane. Seul aux commandes, il avait dû attendre jusqu’au mois de mars dernier pour nommer de nouveaux hommes pour l’épaule, à savoir Hamdoud, Aït-Ouamar et Hadj Adlène, mais c’était un peu trop tard, après avoir déjà perdu le contrôle du groupe et commis des erreurs de casting, heureusement que la formation usmiste a sauvé sa saison par la Coupe d’Algérie. Répéter les mêmes erreurs en misant sur un fonctionnement isolé risquerait donc de freiner les ambitions de l’USMA. Et comme l’équipe sera engagée sur trois fronts lors de l’actuel exercice, le club ne peut fonctionner de manière durable sans une direction solide, structurée et équilibrée. L’absence de relais administratifs fragilise non seulement la prise de décision mais aussi la relation avec les joueurs, le staff technique et les supporters. Si l’USMA aspire réellement à défendre son statut de club professionnel et à rivaliser avec les meilleures équipes, que ce soit en championnat ou en Afrique, elle devra tôt ou tard se doter d’une organisation digne de ses ambitions. Le défi, désormais, est de savoir si Said Allik acceptera d’ouvrir la porte du club à d’autres compétences ou s’il persistera dans une voie solitaire qui s’annonce périlleuse.
M. M.
