Le RCK traverse une période délicate. Après un bon début de saison, les Koubéens semblent avoir perdu leur allant depuis la reprise du championnat. Deux défaites consécutives, face au CRBA puis au CRT, ont mis un coup d’arrêt à la dynamique positive installée avant la trêve.
Par Mehdi Allel
Rien ne laissait présager une telle baisse de régime. L’équipe de Kouba avait bien lancé sa saison avec deux victoires consécutives, face au WAM à domicile, puis en déplacement à Saïda. Le nul dans le derby contre l’USMH avait été rapidement oublié grâce à un large succès face à l’USBD (3-0) au stade Benhaddad, confirmant la solidité et la régularité du groupe. Mais la trêve est passée par là. Malgré deux matchs amicaux contre des formations de Ligue 1, le PAC et la JSK, censés entretenir le rythme, le RCK n’a pas retrouvé sa dynamique à la reprise. Le déplacement à Adrar s’est soldé par une défaite face au CRBA, une rencontre où les erreurs défensives et le manque de tranchant offensif ont coûté cher. Quelques jours plus tard, les Koubéens ont rechuté contre le CRT, incapables de concrétiser leurs rares occasions. Ces deux revers consécutifs ont fait retomber l’équipe dans le doute, à l’image d’un secteur défensif souvent pris de vitesse et d’un milieu de terrain qui peine à imposer son rythme. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Le potentiel est là, la qualité de jeu affichée en début de saison le prouve. Il faudra simplement retrouver la rigueur et l’efficacité qui faisaient la force du RCK. Le public attend une réaction rapide, surtout que le calendrier à venir ne laissera guère de répit. Les supporters espèrent un sursaut dès la prochaine journée pour éviter que cette mauvaise passe ne s’installe. Le RCK doit impérativement se remettre en ordre de marche pour ne pas compromettre ses ambitions. Une réaction est attendue, car le championnat n’attend pas et chaque point comptera.
Sans Haddad, le RCK perd le fil
Dans ce match où tout semblait bloqué, l’absence de Haddad, véritable moteur du milieu, Kouba a manqué de liant et de variation. Le jeu s’est limité aux couloirs, rendant la tâche aisée pour des visiteurs bien organisés.
Face au CRT, le RCK a affiché un visage terne et prévisible. Dès l’entame, les Koubéens ont tenté d’imposer leur rythme en passant systématiquement par les ailes, misant sur la vitesse de Kermiche et Ghazali. Mais cette option répétée a vite trouvé ses limites. Le coach adverse, lucide, a densifié les couloirs, fermant ainsi tous les circuits préférentiels de relance du Raed. En neutralisant les côtés, le CRT a coupé le principal canal offensif des locaux, les obligeant à repasser par l’axe, un secteur où le vide laissé par Haddad s’est fait cruellement sentir. L’absence du meneur de jeu s’est révélée lourde de conséquences. Ni Belhamel, titularisé d’entrée, ni Boukhenchouche, entré en cours de match, n’ont réussi à combler ce manque. Le RCK a manqué d’inspiration dans la construction, de justesse dans les transitions et de précision dans la dernière passe. La possession de balle s’est avérée stérile, faute de liant entre les lignes et d’appels tranchants devant. À la 64e minute, le tournant du match est intervenu avec un penalty sifflé pour le CRT après une faute dans la surface. L’ouverture du score a accentué la confusion côté koubéen. Malgré un temps restant suffisant pour réagir, le Raed n’a jamais su trouver la clé ni changer de registre. Cette défaite met en lumière la dépendance du RCK à Haddad et le manque de solutions de rechange dans l’animation offensive. Pour rebondir, Kouba devra revoir ses circuits de jeu et redonner vie à son milieu car sans variation ni créativité, le Raed tourne à vide.
M. A.
