25 mai 2026

Atal, un sursaut à point nommé

Dans moins de trois semaines, l’équipe nationale se regroupera pour la date FIFA de mars et les deux sorties contre le Botswana (21 dudit mois) et le Mozambique quatre jours après. Et s’il y a bien un poste qui peut inquiéter le sélectionneur Vladimir Petkovic, c’est celui d’arrière-droit. Actuellement, c’est Youcef Atal qui tient la corde malgré un moment de doute concernant sa forme et sa solidité physique constamment remise en question.

Par Mohamed Touileb

En signant à Al Sadd SC en septembre, Atal cherchait un nouveau challenge loin de l’Europe où il est passé par le KV Courtrai (Belgique), l’OGC Nice (France) mais aussi Adena Demirspor (Turquie). Mais l’Algérien débarqua alors que la Qatar Stars League (QSL) avait déjà débuté et la liste de la formation de Doha a été close pour ledit challenge avec un nombre limité de joueurs étrangers.

Une inscription en QSL qui soulage

A partir de là, il y avait la contrainte de devoir se contenter d’entraînements et de quelques matchs en Ligue des Champions d’Asie pour Atal. Ce qui n’était franchement pas la formule la mieux indiquée pour être au top de la forme. Mais voilà qu’Al Sadd a décidé d’intégrer le défenseur algérien à l’effectif du championnat après la blessure du Marocain Romain Saïss. Il faut dire que cet épisode est très important car Atal s’était jusque-là contenté des minutes de la LDC AFC seulement pour essayer de garder le tempo d’un football de haut niveau. C’était une véritable contrainte pour lui mais aussi Vladimir Petkovic. Ce dernier s’est résolu à penser à faire sans lui en équipe nationale. D’ailleurs, Atal s’était contenté d’entrée en jeu en septembre contre la Guinée équatoriale (7 minutes) et le Liberia (13 minutes) voyant Mohamed Farsi lui être préféré. Pour le rassemblement d’octobre, il était… blessé à l’ischio. Ce qui a rappelé qu’Atal est un joueur extrêmement fragile et qui peut fausser les plans à tout moment. Pour novembre, il a eu droit à 71 minutes contre le Liberia car il était dans une phase assez ascendante grâce à ses apparitions en Champions League asiatique.

La fragilité qui dérange

A présent, il peut aussi augmenter son temps de jeu avec la QSL où il a déjà signé 2 passes décisives pour sa deuxième apparition il y a quelques jours contre Al Gharafa SC (succès 0-4). Et cela peut soulager car les solutions fiables au poste se résument à lui et Farsi aux yeux de Petkovic. Surtout que, comme on l’a déjà souligné dans ces mêmes colonnes, Kevin Guitoun n’est pas actif du côté du FC Metz où il ne joue quasiment plus. Pour Farsi, il vient tout juste de reprendre la Major League Soccer (MLS) dans sa nouvelle saison. C’est pour dire qu’il lui faudra du temps pour trouver la bonne cadence pour jouer des matchs d’importance majeure pour l’EN car il s’agit de duel comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 avec des enjeux comptables capitaux. En tout cas, Petkovic a toujours abondé dans le même sens que son prédécesseur Djamel Belmadi pour ce qui est d’Atal qu’il considère comme un élément important du vestiaire. C’est pour cela qu’il l’avait convoqué en septembre alors qu’il était toujours sans club avec la très importante préparation d’intersaison sur laquelle il avait tiré un trait. Si tout se passe bien, c’est Atal qui prendra place sur le flanc droit de la défense des Verts. Et, en cas d’indisponibilité, Mandi pourra encore dépanner sans oublier l’éventualité de faire appel à Mohamed-Réda Helaïmia (MC Alger) ou encore Saâdi Redouani (USM Alger).

M.T.

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