Le président du conseil d’administration du CRB, Badredine Bahloul, se retrouve au centre des critiques après l’élimination de l’équipe en demi-finale de la Coupe de la CAF. La tension est montée d’un cran du côté de Belouizdad. Au lendemain de l’élimination en demi-finale de la Coupe de la CAF, le président Badredine Bahloul se retrouve au cœur de la tourmente.
Par Mohamed Lamine
Une sortie prématurée qui a laissé des traces profondes, tant sur le plan sportif que dans les tribunes, où la colère des supporters ne cesse de grandir. Pour beaucoup d’observateurs et de fidèles du club, cette élimination n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt la conséquence directe d’une série de décisions contestées prises ces dernières semaines par la direction. Les critiques fusent de toutes parts et pointent clairement la responsabilité du président, accusé d’avoir fragilisé l’équilibre de l’équipe dans un moment charnière de la saison. Le timing et la gestion des événements récents interrogent, surtout dans un contexte où chaque détail compte dans la course aux objectifs.
La mise à l’écart mal calculée de Ramovic
Parmi les décisions les plus décriées, celle de se séparer de l’entraîneur à un moment aussi crucial de la saison revient avec insistance et surtout avant une demi-finale de Coupe d’Afrique. Ce choix, jugé précipité par de nombreux observateurs, a eu des conséquences sur le groupe. Seba et bien qu’animé d’une bonne volonté n’a pas assez d’expérience pour gérer une telle situation. Pire encore, l’absence de nomination immédiate d’un remplaçant a laissé l’équipe dans une situation d’incertitude totale, sans véritable cap technique ni leadership clair sur le banc. D’ailleurs, c’est le fait de ne pas avoir rapidement désigné un remplaçant à Ramovic qui fait que le président est aussi critiqué et remis en cause par les supporters et même en interne même si personne n’ose parler de cette histoire.
Un vide administratif qui inquiète
Au-delà de l’aspect sportif, c’est également la gestion administrative qui suscite de vives inquiétudes. L’absence d’un directeur sportif, pourtant essentielle dans la structuration d’un club moderne, a clairement pesé dans la balance. Ce manque d’encadrement stratégique a laissé apparaître des failles dans la gestion quotidienne, notamment dans la coordination entre les différentes composantes du club. Ce constat est d’autant plus difficile à accepter pour les supporters que BadredineBahloul avait lui-même promis, en début de saison, un renforcement de l’administration et une meilleure organisation interne. Des engagements qui, pour l’heure, peinent à se concrétiser sur le terrain. Cette incohérence entre discours et réalité alimente encore davantage la frustration des fans. Aujourd’hui, la pression ne cesse de monter autour du président du Chabab. Conscient de la situation, ce dernier sait que la fin de saison sera déterminante pour son avenir à la tête du club. Une saison blanche, sans le moindre titre, pourrait avoir des conséquences lourdes et va certainement fragiliser un président en grande difficulté actuellement. Dans ce contexte tendu, chaque match à venir prend une importance capitale. Le CRB n’a plus le droit à l’erreur, et son président encore moins. Entre critiques, attentes et urgence de résultats, la fin de saison s’annonce sous haute tension.
M. L.
