Depuis cette Coupe du monde des clubs qui a eu lieu aux Etats-Unis, Youcef Belaili a pris une toute autre dimension. Très performant avec l’EST, Belaili est devenu un élément clé de l’ogre tunisien. Alors qu’on a évoqué le départ de l’international algérien dès cet été, les dirigeants de l’Espérance sont passés à l’action pour convaincre le champion d’Afrique de poursuivre son aventure avec l’EST. Et pour y parvenir, les dirigeants lui ont proposé un salaire de 80000 € à afin qu’il appose sa signature en bas du fameux document. Tandis qu’on a annoncé l’information affirmant que l’international algérien a prolongé son bail, le père et agent du championnat d’Afrique, Abdelhafid, affirme que son fils n’a signé aucun contrat. Rejetant l’offre de l’EST qui est tout de même conséquente, Belaili lance à nouveau un signe en direction de Hakim Hadj Redjem. Affichant clairement son désir de revenir au Mouloudia d’Alger, le clan Belaili met la balle dans le camp des pensionnaires de Zéralda. C’est aussi une manière pour son agent d’exercer une grosse pression sur Hakim Hadj Redjem tout en sachant que le peuple du Mouloudia réclame avec force le retour de l’enfant prodige. Face à cette information qui circule dans les réseaux sociaux, Hadj Redjem doit agir d’une manière ou d’une autre afin de mettre fin aux spéculations alors que le retour de Belaili serait salutaire au Mouloudia. Pour l’instant, Belaili attend un signe de son ancien président afin de se mettre à la table des négociations avec le but d’acter le transfert de l’été. Fort du feu vert donné par la direction de la Sonatrach, Hadj Redjem a toutes les cartes en main pour acter un transfert devenu le désir de tout un peuple. Belaili au Mouloudia ?C’est le nouvel épisode qui risque d’animer le mercato estival ouvrant ainsi la porte à toutes les spéculations. Mais en mettant, 80.000 € ou une somme qui s’y apparente, la rue ne devrait pas être toute contente de mettre autant d’argent dans un joueur, fut-il le meilleur de sa génération. La Sonatrach aussi devrait savoir où mettre les pieds avec un prix du baril qui peine à décoller et les réserves monétaires du pays qui s’amenuisent, mettre 80.000 € ou même la moitié dans le salaire d’un joueur de foot… ça a fout vraiment mal.
R.R.
