Le Raed de Kouba a débuté hier après-midi sa saison dans un silence pesant. Le stade Benhaddad, flambant neuf et récemment rénové, a accueilli le premier match officiel sans la présence de ses fidèles supporters. Une décision prise pour des raisons logistiques qui a transformé ce rendez-vous attendu en une rencontre à huis clos, incomprise et très mal vécue par les habitants de Kouba. Pour les Koubéens, voir leur équipe entamer la saison sans leur soutien est une véritable désillusion. Ils s’attendaient à vivre une journée de fête et à retrouver les gradins, mais les portes du stade sont restées fermées. «Ce n’est pas normal, on voulait être là pour pousser l’équipe», lâche un supporter rencontré aux abords de l’enceinte. Cette situation a laissé un goût amer dans tout le quartier. Certains rappellent que Benhaddad avait accueilli récemment des matchs amicaux avec du public, sans le moindre incident. L’interdiction soudaine paraît donc d’autant plus incompréhensible. À Kouba, beaucoup estiment que le Raed perd un atout majeur en jouant sans ambiance, surtout lors d’un match d’ouverture où la dynamique est cruciale. Dans les gradins vides, les joueurs ont tenté de rester concentrés, mais le manque de ferveur s’est fait sentir. Pour un club populaire comme le RCK, habitué à la proximité avec son public, ce premier test sans supporters a été vécu comme une sanction morale. À Kouba, chacun espère que ce huis clos restera un simple épisode isolé. Mais l’amertume de cette première journée restera longtemps dans les mémoires des fans, privés du rendez-vous qu’ils attendaient depuis des mois.
M. A.
