
La correspondance de la Ligue nationale de football amateur reçue le 14 septembre plonge le club dans l’embarras. Avec un ultimatum fixé au 17 septembre pour désigner un stade où recevoir, la direction du RCK se retrouve sous pression sans avoir les moyens d’intervenir directement pour accélérer les choses.
Par Mehdi Allel
L’actualité sportive locale est dominée par une urgence administrative qui met les nerfs de tous les amoureux du Raed à rude épreuve. À l’approche du coup d’envoi de la saison, le flou artistique persiste autour de l’enceinte sportive où l’équipe fanion devra disputer ses rencontres à domicile. Cette situation délicate réveille l’inquiétude légitime de toute la famille koubéenne, attachée par-dessus tout à son repère historique et désireuse de voir son équipe entamer la compétition dans les meilleures conditions possibles, loin des turbulences extra-sportives qui parasitent traditionnellement la préparation estivale et l’équilibre psychologique d’un groupe professionnel en quête de repères et de sérénité avant le grand saut officiel.
Le RCK impuissant
Depuis la réception de la missive fédérale, l’état-major du club se retrouve dans une position particulièrement inconfortable et injuste. Les dirigeants n’ont tout simplement aucune prise directe sur l’infrastructure et se trouvent totalement démunis pour agir ou accélérer les démarches exigées par l’instance dirigeante. Gérer un club de football amateur exige de l’énergie, mais cela ne donne pas le pouvoir de se substituer aux gestionnaires des biens publics. La direction fait donc face à un mur bureaucratique, subissant de plein fouet les retards et les lenteurs administratives sans posséder les leviers nécessaires pour débloquer la situation par ses propres moyens, ce qui renforce ce sentiment désagréable d’être pris en otage par un calendrier qui avance trop vite par rapport aux réalités du terrain et des chantiers en cours.
Des travaux qui s’éternisent
Le chantier de mise aux normes de l’enceinte traîne en longueur de manière inexplicable et regrettable, mais aussi préjudiciable. Malgré les visites d’inspection déjà menées par la commission compétente, qui a pu constater l’état d’avancement des différentes interventions, la finalisation des ultimes retouches tarde cruellement à se concrétiser. Cette situation prolonge indéfiniment l’attente et l’incertitude autour d’un dossier qui empoisonne le quotidien des supporters. Chaque jour perdu rend la perspective d’une homologation à temps de plus en plus improbable, alimentant la frustration générale face à des retards de réalisation qui auraient pu être évités avec un peu plus de rigueur et d’anticipation de la part des parties concernées par la gestion et l’entretien de la structure sportive.
L’échéance du 17 septembre
Le temps presse désormais et le couperet est tout proche. Sans une réponse rapide et un terrain officiellement validé avant la date limite fixée au 17 septembre, la Ligue appliquera le règlement dans toute sa rigueur et choisira elle-même un terrain par défaut pour domicilier les matchs de l’équipe. Une telle option de rechange, dictée par l’urgence et la bureaucratie, pénaliserait lourdement le RCK sur le plan logistique, financier et sportif, tout en privant les joueurs de leurs repères habituels. Jouer loin de ses bases dès l’entame de la saison briserait la dynamique de groupe et compliquerait la tâche du staff technique, contraint de s’adapter à des infrastructures inconnues alors que le soutien populaire constitue la meilleure arme de la formation koubéenne.
L’espoir d’un retour au jardin
Malgré cette pression étouffante et le stress légitime généré par ces ultimatums à répétition, les amoureux du club gardent le moral et continuent de croire en un dénouement favorable de dernière minute. Tout le monde au sein de la grande famille koubéenne formule le vœu ardent que les dernières réserves techniques formulées par la commission d’homologation soient levées très vite, presque par miracle, afin de permettre au RCK de retrouver enfin sa pelouse fétiche. L’objectif ultime reste de pouvoir recevoir les adversaires dans son jardin, devant son public fervent et passionné à partir de la deuxième journée contre le WAT, pour entamer cet exercice footballistique sous de meilleurs auspices et tourner définitivement cette page d’incertitude qui n’a que trop duré.
M. A.
