Invité pour donner sa version des faits de ce qui s’est passé dernièrement, l’ancien technicien émérite, Nour Benzekri, a expliqué qu’il a fait du mieux qu’il pouvait et souhaitait vraiment aider ce groupe de dirigeants qui l’avaient contacté pour les aider. Toutefois, il se rendra compte que la situation au club n’est pas vraiment nette et que beaucoup de choses anormales se sont produites récemment. « Ce qui se passe au NAHD est vraiment regrettable et avec le contact que j’ai eu avec ces dirigeants, je me suis rendu compte de la difficulté de la situation au niveau de ce club prestigieux qui mérite mieux », nous dira Benzekri que nous avons eu au bout du fil.
« Je voulais aider et je ne demandais aucun poste »
Benzekri commencera par préciser qu’il voulait aider et qu’il n’avait jamais voulu occuper un quelconque poste de responsabilité. « Lorsqu’ils m’avaient contacté, je leur ai expliqué que je ne souhaitais pas prendre un poste, car le plus important pour moi était d’aider le club de mon quartier, sans rien demander en échange », a déclaré Benzekri qui a été surpris par les demandes des dirigeants qui souhaitaient l’impliquer dans la gestion du club même en n’ayant pas choisi cela. Il ajoutera qu’il avait, lui et l’ancien président du NAHD, Abdeslam Zemmouri, présenté une ébauche d’un projet à long terme, en leur expliquant que seul la formation pouvait faire sortir le club de cette crise qui l’engouffrait. Pour lui, il fallait mettre toute son énergie dans la relance de la formation, car cela ne servirait à rien de jouer l’accession, si on ne structurait pas le club à partir de la base.
« L’équipe débutera endettée et ne dispose même pas d’un bus »
Par ailleurs, Benzekri, se dira vraiment interloqué par certaines personnes qui veulent à tout prix jouer l’accession, alors que la logique veut que le club doit se réorganiser, après tant années de gabegie. « L’équipe démarrera endettée et ne dispose même pas d’un bus pour les déplacements, comment peut-on donc espérer jouer la remontée dans ce cas-là ? », s’interrogera l’ancien coach de nombreuses formations qui souhaite que la raison l’emporte et on pensera vraiment à l’intérêt du club et non à autre chose. Pour lui, il faut d’abord régler le problème de la logistique au NAHD avant de penser à autre chose et cela viendra par étapes.
« Je n’ai pas imposé Boudjaârane, mais on oublie qu’il dispose du CAF pro »
Notre interlocuteur tiendra, en outre, à mettre les points sur les «i», par rapport au coach Samir Boudjaârane, en expliquant qu’il n’a fait que le proposer et ce par rapport à la situation du club. « Vu les conditions dans lesquelles se trouvait le club, je voyais que Boudjaârane était le coach indiqué. C’est un enfant d’Hussein-Dey qui ne coûtera pas cher et qui sera patient, étant donné qu’il s’agit du club de son cœur », dira Benzekri, qui rappellera à ceux qui ont commenté ce choix, qu’il est l’un des rares entraîneurs à avoir obtenu le diplôme «CAF pro» et qu’il enseigne à l’ISTS, en plus de sa grande expérience, après avoir travaillé dans de nombreux clubs. Pour revenir aux noms avancés par Benkedidah, il dira qu’ils exigeront tous de gros salaires. « Des techniciens comme Bendris ou Osmane demanderont un gros salaire et une avance de trois mois, au minimum », expliquera Benzekri.
« Voilà ce qui s’est passé avec le neveu de Benkedidah »
Pour revenir à la mésentente avec Benkedidah, Benzekri, indiquera que ce dernier avait fait irruption, alors que le bureau était en réunion à laquelle il n’était pas prévu qu’il assiste, car n’ayant pas encore le statut de dirigeant ou président. « Il s’était déplacé avec un petit jeune, on nous disant qu’il avait ramené une personne qui fera ce qu’eux ne peuvent pas faire et j’ai refusé cela », affirmera Benzekri qui ajoutera : « Qu’est-ce que saurait faire un jeune de 29 ans qu’on ne pourrais pas faire nous-mêmes ? ». L’ancien entraîneur du NAHD se désolera qu’on en est arrivé à cette situation au NAHD qui mérite de meilleurs dirigeants et une meilleure situation.
O.Y.
