L’équipe nationale A’ devra repartir sur de nouveaux standards tout en gardant l’ambition si elle veut aller loin dans le CHAN-2024 (reporté à 2025) qui se tient actuellement en Ouganda, Tanzanie et Kenya (02 – 30 août) dans une co-organisation à trois hôtes. Qualifiés sans franchement briller en ¼ de finale, les Verts devront montrer un autre visage s’ils veulent aller chercher le titre comme désiré par le sélectionneur Madjid Bougherra.
Par Mohamed Touileb
A une parade près, les locaux ont failli se faire sortir du tournoi continental. Heureusement que le portier Zakaria Bouhalfaya était vigilant sur sa ligne dans le temps additionnel de la partie pour sortir un ballon dangereux qui aurait pu « flinguer » le sort des Fennecs dans cette épreuve continentale.
Pourtant, tout avait bien commencé
Après une victoire, spectaculaire face à l’hôte ougandais (0-3), pour commencer, on pensait forcément que les camarades d’Ayoub Ghezala allaient passer sans encombres au second tour de la compétition. Le nul, lors de la deuxième journée, contre l’Afrique du Sud (1-1) confortait l’EN A’ aux commandes de la poule ‘’C‘’. Et avec deux matchs restants contre la Guinée et le Niger, qui étaient – potentiellement – des adversaires plus prenables, on pensait que Bouggy et ses protégés allaient dérouler. Hélas, c’est le contraire qui s’est produit avec El-Khadra A’ qui a sérieusement déjoué se faisant bousculer par les Guinéens (1-1) avec une égalisation tardive de Soufiane Bayazid avant de buter sur un Niger (0-0) qui a donné du fil à retordre aux nôtres bien qu’il était déjà éliminé du challenge. L’équilibre n’est pas tout à fait là pour l’Algérie A’ qui cherche toujours à concrétiser sa possession quand elle se rapproche du but adverse. On a l’impression que rien ne se passe vraiment dans les 30 derniers mètres avec un jeu assez monotone et prévisible.
Deux obsessions et un milieu défaillant
A ce sujet, il y a deux obsessions à relever. La première est cette tendance à abuser des balles longues depuis la défense vers les ailiers. La seconde est l’envie persistante et l’entêtement à vouloir passer – presque à chaque fois – sur les ailes avant de balancer des centres dans la surface. La faiblesse est clairement localisée dans un entrejeu qui n’arrive pas tout à fait à donner le tempo. Merbah, Draoui, Boukerchaoui et Merghem ne parviennent pas à mettre du rythme et faire la liaison entre la première et la dernière ligne. Et cela affecte particulièrement la production.
Lors du CHAN-2022, abrité par l’Algérie, Bougherra a pu compter sur la qualité d’un certain Ahmed Kendouci, aujourd’hui international A, mais aussi Houssem Mrezigue qui étaient d’un précieux apport. Il a clairement besoin de profils similaires pour redonner l’équilibre au bloc. On peut relever que des joueurs comme Salim Boukhanchouche (USM Alger) ou Brahim Dib (CS Constantine) auraient pu apporter cette plus-value. Avec du recul, il y a peut-être certaines erreurs de casting. Est-ce que Bougherra trouvera une formule pour compenser cela ? C’est ce qu’on verra dès samedi en quart de finale.
M.T.
