17 avril 2026

Bilel Dziri, le favori de Messani

Les grandes manœuvres ont déjà commencé au RCK en vue du prochain exercice. En plus du recrutement, l’une des décisions les plus attendues concerne l’identité du futur entraîneur de l’équipe. Et selon plusieurs sources concordantes proches du dossier, Bilel Dziri serait en pole position pour occuper ce poste dès le mois prochain. 

Par Youcef Mimoune

Le président Salim Messani a fait de l’ancien capitaine de l’USMA sa priorité et attend la fin de la saison et du contrat de Dziri avec le Paradou AC pour finaliser les discussions. Après deux saisons frustrantes sans accession en Ligue 1, la direction du club a décidé de mettre en place une nouvelle stratégie, centrée autour d’un entraîneur expérimenté, proche des réalités du championnat national et capable de gérer la pression. Dans cette optique, Bilel Dziri présente un profil qui coche plusieurs cases : ancien international respecté, technicien rigoureux, meneur d’hommes apprécié et connaisseur du championnat national. Actuellement en poste au PAC, avec qui il a réalisé un parcours très correct avec une 5e place confortable à une journée de la fin, Dziri semble prêt à tourner la page au terme de la saison. Son contrat expire fin juin, ce qui facilite sa potentielle arrivée à Kouba. Les discussions avec le président Messani auraient déjà débuté et les deux parties seraient en phase sur plusieurs aspects du projet liés au renforcement de l’effectif et l’organisation du staff. Le président koubéen attendrait simplement la fin officielle du championnat pour formaliser les choses.

Lotfi Amrouche en embuscade

Mais dans le football, rien n’est jamais acquis à l’avance. C’est pourquoi le RCK aurait prévu un plan B en cas d’échec des négociations avec Dziri. Selon nos informations, Lotfi Amrouche figure en deuxième position sur la short-liste dressée par la direction. L’actuel entraîneur du MCEB ne sera pas reconduit à l’issue de la saison et il aurait déjà exprimé son intérêt pour le challenge koubéen. Selon des indiscrétions, le manager Brahim Chaouch aurait déjà entrepris les premières discussions avec Amrouche qui a donné son accord pour driver le Raed, la saison prochaine. S’il n’a pas le charisme médiatique que Dziri, il pourrait cependant représenter un choix équilibré, surtout si les discussions avec le favori venaient à achopper sur des questions financières ou organisationnelles. En tout cas, Salim Messani tient à son premier choix, à savoir Bilel Dziri, et le nom du futur entraineur du RCK sera connu, au plus tard, avant le 1er juillet…

Charef, solution « D »

En parallèle à la réflexion autour du futur entraîneur, le président Messani envisage de désigner Boualem Charef comme directeur technique sportif. Selon la vision du clan Messani, Charef pourrait jouer un rôle de superviseur, avec pour mission de prendre le relais en cas de mauvais résultats du coach principal. Cette «solution future» vise à assurer une forme de continuité technique au sein du club tout en se prémunissant contre une éventuelle instabilité à la tête du staff. Charef, qui aura un salaire conséquent, sera juste devant la porte pour assurer l’intérim si le futur entraineur de l’équipe première échoue dans sa mission, notamment en début de saison comme ç’a été le cas la saison passée. Cette réorganisation du staff s’inscrit dans la volonté non affichée par le président Messani… 

Les entraîneurs des jeunes attendent toujours leurs salaires

Au moment où le club prépare sa nouvelle saison et discute activement avec les entraîneurs et ls joueurs susceptibles de renforcer l’équipe, les entraineurs des jeunes n’ont toujours pas perçu leurs salaires impayés depuis cinq mois. Pis encore, le président Messani refuse de les recevoir et ne donne plus suite à leurs sollicitations. Cette attitude a suscité l’indignation des entraineurs et la situation a même failli dégénérer récemment lorsque certains d’entre eux se sont présentés au siège du club pour réclamer leurs dû. Le secrétaire du club leur aurait demandé de signer des décharges contre le paiement de 50 %seulement de leurs arriérés, ce qu’ils ont catégoriquement refusé. Voir les entraineurs des jeunes catégories abandonnés, alors que l’on discute avec des joueurs et des techniciens de haut salaire, crée un paradoxe qui interpelle…

Y. M.

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