Apparemment, le retour de Ryad Boudebouz à la compétition risque encore d’être reporté. Le meneur de jeu, qui avait réalisé un début de saison remarquable, est toujours freiné par une blessure qui l’éloigne des terrains depuis plusieurs semaines.
Par Walid Kadri
Alors qu’il était pressenti pour effectuer son retour lors du match contre l’USMK, le staff médical a préféré le ménager afin de ne prendre aucun risque inutile avec lui. D’ailleurs, le coach Josef Zinnbauer, en conférence de presse, avait laissé entendre que son maître à jouer pourrait retrouver les terrains à l’occasion de la rencontre face à l’USB, prévue ce samedi au stade Hocine Aït Ahmed. Cependant, à moins de trois jours du match, Boudebouz n’a toujours pas réintégré les entraînements collectifs avec ses coéquipiers. Par conséquent, d’un point de vue physique, il semble difficile de l’imaginer prêt à rejouer directement sans préparation. C’est un véritable coup dur pour la JSK, qui continue de composer sans l’un de ses joueurs les plus influents, notamment à ce moment crucial de la saison, où chaque point peut faire la différence dans la course au maintien et à la stabilité du groupe.
En fait, c’est qui le problème ?
La blessure de Ryad Boudebouz suscite beaucoup d’interrogations au sein du club et chez les supporters. Rappelons qu’il s’était blessé contre le Mouloudia d’Alger, lors du premier match dirigé par Josef Zinnbauer. Depuis, le meneur de jeu kabyle a manqué les deux rencontres suivantes contre l’Olympique Akbou et le Paradou AC. Il avait pourtant été autorisé à reprendre la compétition à l’occasion du match retour face au CS Constantine. Mais après seulement 47 minutes de jeu, il a dû céder sa place, ayant de nouveau ressenti des douleurs. Depuis cet épisode, il a enchaîné deux autres forfaits contre le MCO puis l’USMK. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Boudebouz poursuit ses soins, avec l’objectif de rejouer rapidement, même si son retour reste tributaire de la décision finale du staff médical. Ce scénario, qui se répète, commence à devenir préoccupant pour les supporters comme pour les dirigeants, car Boudebouz représente un élément clé dans le dispositif offensif de la JSK.
Sept blessures, cette saison
Les blessures à répétition de Boudebouz posent de réelles questions sur sa condition physique et sur la gestion de sa charge de travail. Depuis son arrivée en Kabylie en début de saison, le joueur a déjà été blessé à sept reprises. Ce chiffre est significatif et laisse penser que le milieu offensif traîne peut-être des fragilités musculaires ou physiques. En chiffres, Boudebouz n’a disputé que 14 matchs, dont 13 en tant que titulaire. Cela représente seulement 58 % des minutes possibles depuis le début de la saison. Un constat amer pour un joueur dont l’arrivée avait été saluée comme un gros coup sur le marché des transferts. La JSK, qui comptait énormément sur l’expérience et la technique de l’ancien international algérien, peine aujourd’hui à rentabiliser son investissement. Ce manque de continuité impacte le rendement collectif de l’équipe, qui manque cruellement de créativité dans l’animation offensive quand Boudebouz n’est pas là.
Le dilemme du staff, risquer ou patienter ?
D’un côté, l’équipe a besoin de lui pour franchir un cap et peser davantage sur ses adversaires, surtout face à des blocs bas comme celui que pourrait proposer l’USB. De l’autre, le risque d’une rechute en cas de retour précipité est bien réel. Le staff technique devra donc trancher avec lucidité. Le public kabyle, quant à lui, attend avec impatience le retour de son maestro, mais commence aussi à s’impatienter. Entre prudence médicale et urgence sportive, la gestion du cas Boudebouz pourrait bien peser lourd sur la fin de saison de la JSK.
W. K.
