Titulaire indiscutable sous l’ère Mokwena, Chahredine Boukholda était devenu rapidement un cadre de l’équipe.
Par Rafik Rabhi
Seul élément à avoir rejoint les rangs du MCA cet hiver, l’ancien sociétaire du Mouloudia d’Oran a fait étalage de ses qualités techniques et de cet art de la passe qui casse les lignes. Mais voilà, le départ de Mokwena et la venue de Khaled Benyahia vont totalement changer la donne. Du joueur cadre à celui qui chauffe le banc des remplaçants, c’est devenu le quotidien du Franco-Algérien qui était dépité par la tournure des événements. Déclarant ne pas le connaitre, Benyahia a eu lors du derby contre l’ESBA un petit aperçu de ce qu’est capable de faire Boukholda avec cette subtile talonnade vers Ferhat qui fera toute la différence dans les arrêts de jeu. D’ailleurs, Benyahia a totalement changé d’avis concernant Chahredine qui aura certainement un temps de jeu plus conséquent jusqu’à la fin de l’exercice. Et avec Larbi Tabti qui devrait quitter le club cet été, Boukholda devient par la force des choses une solution afin d’apporter cette touche de finesse à un milieu de terrain mouloudéen qui a besoin d’un joueur capable, sur une passe, de débloquer la situation. Encore sous contrat avec le club jusqu’en 2029, Boukholda serait sur la liste de RhulaniMokwena qui voudrait le faire venir cet été à Al-Ittihad de Tripoli. C’est l’objectif que s’est fixé le coach sud-africain qui était derrière la venue du joueur au Mouloudia d’Alger. Suivant avec un intérêt croissant la situation de son ancien poulain, Mokwena l’aurait sollicité dernièrement dans le but de lui proposer une nouvelle expérience dans le championnat libyen avec une forte rémunération qui dépasserait celle du club algérois. Cependant, Boukhloda, pour acter son départ, doit passer par la case négociation avec son employeur qui ne serait pas pour l’instant disposé à le laisser partir cet été. Constatant que ses relations se sont détériorées avec Hakim Hadj Redjem, l’entraineur sud-africain sait qu’il devra jouer très serré pour espérer revoir Boukholda se produire à nouveau sous sa coupe.
R. R.
