A 33 ans passés, Baghdad Bounedjah survit toujours en équipe nationale malgré l’arrivée de Vladimir Petkovic qui a remplacé Djamel Belmadi. Avec ce dernier, l’avant-centre était le choix principal devant. D’ailleurs, il était l’unique buteur de la finale de la CAN-2019 remportée par l’Algérie. Aujourd’hui, même s’il a dû laisser filer sa place de titulaire, le sociétaire d’Al Shamal SC (Qatar) parvient à survivre au milieu d’une concurrence ardue. Et il compte toujours durer avec les Fennecs.
Par Mohamed Touileb
Petkovic peut toujours compter sur la disponibilité mais surtout l’expérience de Bounedjah dans le compartiment offensif de l’équipe nationale. Avec El-Khadra, le natif d’Oran a connu les joies et les désillusions. Il a d’abord pu triompher à la CAN-2019 en laissant son empreinte sur le trophée grâce à sa réalisation « tombée du ciel » face au Sénégal en finale. Sur une frappe contrée qui a plongé telle une feuille morte dans les filets d’Edouard Mendy, le goleador a offert à l’Algérie sa deuxième consécration en la matière et la première dans un tournoi continental à 24 participants.
Adapté à tous les systèmes
Mais on ne peut pas dire que Bounedjah est un footballeur peu technique pour autant car il a tout de même un sens aiguisé de football. Sa force reste certainement sa capacité à combiner et à s’adapter à n’importe quel dispositif. Bon remiseur, doté d’une capacité de déplacement assez précise, il reste un fer de lance redoutable.
Et sa première saison très aboutie sur le plan personnel avec Al Shamal SC le prouve. En effet, l’ancien pensionnaire de l’ES Sahel (Tunisie) et l’USM El-Harrach s’est mis tout de suite dans le bain après avoir quitté Al Sadd SC où il a joué pendant 9 ans. Sous ses nouvelles couleurs, il a donné l’impulsion (27 contributions sur les 41 buts inscrits par les siens en 21 apparitions) aux Rouge et Blanc pour terminer à la 6e place de la Qatar Stars League (QSL). Une sacrée progression quand on sait que le club a frôlé la relégation la saison dernière.
Sa capacité à rester décisif a incité Petkovic à faire appel à lui-même après avoir écarté, dans un premier temps, certains cadres de l’ère Belmadi. Avec l’émergence d’Amine Gouiri et Mohamed El Amine Amoura, qui sont en plein boom avec l’EN, il n’est plus un premier choix. Malgré cela, il a pu débuter 5 fois sur ses 9 dernières capes pour un bilan de 2 buts et 2 passes décisives.
« Je donnerai tout »
Absent du dernier rassemblement en mars à cause d’une blessure, Bounedjah reste « focus » sur les prochaines échéances de la sélection. D’ailleurs, il a parlé, à WinWin, des prochains défis qui attendent les « Guerriers du Désert ». Particulièrement les deux sorties à venir contre le Rwanda le 05 juin au Stade Chahid-Hamlaoui de Constantine et celle à Stockholm contre la Suède cinq jours plus tard.
« Ce sont des matchs préparatoires importants avant la CAN. Le coach va sûrement tester un maximum de joueurs pour créer plus d’automatismes dans le groupe », indique-t-il. Il ajoutera que « si le sélectionneur estime que je peux apporter quelque chose, je suis prêt, sans hésiter. Je donnerai tout, avec fierté, pour le peuple algérien ». Actuel trosième meilleur buteur de l’équipe nationale (32 réalisations) à égalité avec Riyad Mahrez, l’Oranais espère bien continuer à jouer à l’international et (pourquoi pas ?) disputer la Coupe du Monde 2026 avant de raccrocher. Surtout qu’il n’a pas exclu d’arrêter sa carrière au terme de son contrat avec Al Shamal qui expire en juin 2027.
M.T.
