Le RCK a retrouvé le sourire en s’imposant à l’extérieur contre le WAT. Le manager général, Karim Braham-Chaouch, est content mais n’oublie pas le nul dans le derby qu’il n’arrive vraiment pas à digérer. Malgré cela, après la victoire, il est revenu sur l’état d’esprit du groupe avant le déplacement et souligne les facteurs clés de la victoire.
Braham Chaouch a d’abord insisté sur la motivation particulière qui animait le groupe après le match précédent à domicile contre le NAHD qui s’est soldé par un score de parité (1-1). «Nous avons abordé cette rencontre avec un état d’esprit bien précis. Nous avions l’obligation de réagir, car le nul concédé à domicile contre le NAHD, reste en travers de la gorge. Ce n’était pas un résultat satisfaisant pour nos ambitions. Par conséquent, toute l’équipe, du staff aux joueurs, a fait le déplacement à Tlemcen avec une seule et unique intention, à savoir gagner vaille que vaille. Nous ne pouvions pas nous permettre un autre faux pas, surtout face à un concurrent direct.» Avant le nul concédé devant les Sang et Or à Benhaddad, le RCK avait disputé un autre derby en coupe d’Algérie dans le dernier tour régional face à la JSEB et les Koubéens ont quitté cette compétition. Tout cela a affecté le mental et donc il fallait réagir à Tlemcen, c’est ce qu’a voulu démontrer Braham-Chaouch à travers ses dires.
« Ce ne fut pas facile face au WAT »
Le manager général a montré qu’il connaissait parfaitement les forces et la situation de l’adversaire, le WA Tlemcen. «Ce ne fut pas facile face au WAT. Nous avons joué contre une équipe qui, certes, joue bien au ballon. Il faut leur reconnaître cela. De plus, n’oublions pas que le WAT revient en Ligue 2, ils sont dans une bonne dynamique, ils comptent 17 points et restaient sur une victoire précieuse à l’extérieur. C’était un adversaire respecté et coriace, et cela rend notre victoire encore plus belle et significative. Ce n’était pas un simple match, c’était un test de caractère pour le RCK.» Effectivement après deux déceptions, le Raed se devait de réagir et c’est ce qui fut.
« Le déplacement à Adrar a laissé des traces »
Braham-Chaouch a également évoqué un facteur externe qui, selon lui, a pu avantager le RCK dans la gestion du match. «Je pense que la fatigue accumulée et le long déplacement à Adrar pour le WAT lors de leur match précédent a inévitablement affecté leur physique. C’est un voyage éprouvant. Cela nous a permis de mieux gérer la rencontre en seconde période, d’imposer notre rythme au moment opportun face à une équipe qui commençait à baisser en intensité. L’analyse de ces détails logistiques fait aussi partie de la préparation d’un match important.» Effectivement, physiquement, les Zianides ont flanché et les Koubéens ont profité pour dominer les débats jusqu’au bout.
« On a bien réagi après l’égalisation »
Revenant sur le déroulé du match, le manager a salué la capacité de l’équipe à réagir sous la pression. «C’est vrai, nous avons connu un moment critique dans le match lorsque nous avons encaissé le but égalisateur. À ce moment, le doute aurait pu s’installer. On a bien réagi après l’égalisation. L’équipe a su trouver les ressources nécessaires pour ne pas douter, et nous avons réussi à marquer le second but rapidement derrière. C’est là que l’on voit la force morale du groupe et la qualité du travail effectué par le staff technique.»
« Maintenir le cap pour la suite »
Pour conclure, Braham-Chaouch a insisté sur la nécessité de rester concentré et de ne pas se relâcher. «Nous avons accompli notre mission du week-end. L’objectif désormais est de maintenir le cap pour la suite de la compétition. Nous ne sommes qu’au début d’un long marathon, et chaque point compte. Félicitations aux joueurs et au staff pour cette performance, et maintenant, place à la préparation du prochain rendez-vous qui se jouera chez nous et devant notre public.» Cette victoire ne sera réellement significative que si le Raed enchaîne. Vendredi à Benhaddad, le RCK jouera un match charnière face à la JSMT. Confirmation obligatoire pour prouver que le sursaut n’était pas un éclat isolé.
M. A.
