Bons de sortie : à quels prix ?
Le mercato hivernal est en approche. Certains internationaux algériens pourraient bouger lors de la fenêtre de transferts à venir. Qui dit «vente», dit «prix», et beaucoup de nos Fennecs voient leur valeur marchande grimper sensiblement. A commencer par Rayan Aït-Nouri qui est donné sur le départ de Wolverhampton et dont le coût avoisine les 35 millions d’euros. C’est le plus cher des Guerriers du Désert.
Par Mohamed Touileb
Le mercato est imminent. Et certains de nos Fennecs sont face au dilemme de rester où s’en aller. A commencer par le Vert le plus «cher» sur le marché actuellement, Rayan Aït-Nouri en l’occurrence. Le gaucher est menacé de relégation avec Wolverhampton. Et il a quelques prétendants intéressants comme Liverpool et Manchester United.
Gouiri, affaire à saisir
Le départ, pour mauvais résultats, de Gary O’Neil de la barre technique peut être décisif dans l’avenir d’Aït-Nouri car le technicien sortant avait eu le cran de le relancer alors qu’il devait déjà bouger de chez les Wolves car Julen Lopetegui, son prédécesseur, ne comptait pas sur lui. Performant (3 buts et 3 passes décisives en 17 apparitions) sur le plan individuel malgré le naufrage des siens, Aït-Nouri a vu sa valeur marchande atteindre les 35 millions d’euros, un montant que les clubs de Premier League peuvent aisément débourser pour un joueur de sa qualité.
Le deuxième Fennec qui pourrait bouger cet hiver est Amine Gouiri (23 ans). Malgré la venue de Jorge Sampaoli sur le banc du Stade Rennais, l’attaquant a des envies d’ailleurs. Surtout que ses statistiques ont du mal à décoller cette saison (2 buts et 1 passe décisive en 15 matchs) avec un manque d’efficacité qui peut peut-être le pousser à changer d’air pour avoir le déclic. Avec cette baisse de régime de performances, sa valeur marchande est passée de 42 à 20 millions d’euros. Cela pourrait inciter d’éventuels repreneurs à sauter sur l’occasion et l’acheter à un prix réduit par rapport à son potentiel qui reste indéniable.
Benrahma revendu avec un léger bénéfice ?
On restera en France où Saïd Benrahma (29 ans) pourrait ne pas faire long feu à l’Olympique Lyonnais. Le milieu offensif n’a pas le rendement escompté depuis qu’il a débarqué, en provenance de West Ham United, l’hiver dernier, alors que les Gones luttaient pour le maintien. Malgré des débuts prometteurs, le Dz n’a pas pu confirmer et s’imposer depuis le début de l’exercice en cours.
Acheté 14,4 millions d’euros, son prix actuel est de 15 millions d’euros selon Transfermarkt. Les Rhodaniens seraient enclins à le céder si un preneur met ce montant sur la table. Surtout que l’OL est en crise financière avec une décision de rétrogradation en fin de saison si le board ne parvient pas à effacer la dette. La vente de certains éléments reste la solution pour eux.
Maza – Hadj Moussa : la belle valeur ajoutée
On va quitter la France et partir aux Pays-Bas où Anis Hadj Moussa (22 ans) n’en finit plus de briller. Acheté pour 3 millions d’euros l’été dernier par Feyenoord Rotterdam à Vitesse Arnhem (Eredivisie), le gaucher vaudrait 4 fois plus son prix d’acquisition. Il n’est pas certain qu’il bouge dès cet hiver. Mais son départ reste une éventualité.
C’est aussi le cas pour Ibrahim Maza (18 ans) qui s’illustre de fort belle manière du côté du Hertha Berlin (Bundesliga 2/Allemagne). Le lutin algérien a des clubs à ses trousses. Que ce soit la Premier League, la Bundesliga ou la Liga, Maza intéresse. On parle de Newcastle United, VfB Stuttgart et l’Atlético Madrid qui le surveillent. Comme Hadj Moussa, il ne devrait pas coûter moins de 12 millions d’euros. Reste à savoir si les Berlinois le laisseront filer avant la fin de la saison.
Chaïbi, il faudra trancher
L’autre situation à surveiller du côté de l’Allemagne est celle de Farès Chaïbi (22 ans). Ayant perdu (notamment en Bundesliga) sa place de titulaire avec l’Eintracht Francfurt, l’ancien sociétaire du Toulouse FC pourrait être prêté lors de la prochaine fenêtre des transferts. L’idée est qu’il gagne plus de temps de jeu pour pérenniser son retour en sélection. S’il a bien voulu le relancer malgré des différends entre les deux hommes, Vladimir Petkovic lui a exigé, comme à tous nos internationaux, de rester compétitif car les échéances à venir sont très importantes et requièrent d’avoir des joueurs complètement opérationnels avec du rythme dans les jambes.
M.T.
