L’hiver dernier, il avait fait le forcing pour quitter l’Angers SCO et rejoindre l’Olympique de Marseille, club de ses rêves. Malheureusement, rien ne s’est passé comme prévu pour le milieu de terrain avec une collaboration chaotique sous les ordres de Habib Beye. La saison terminée, les compteurs ont été remis à zéro. Avec l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc, l’ex-Angevin repart du bon pied.
Par Mohamed Touileb
Vendredi, il a commencé d’emblée pour la réception du RC Strasbourg. Abdelli a les signaux au vert avec son nouvel entraîneur qui semble lui donner une place importante dans son plan de jeu. La confiance dont bénéficie le Fennec reste importante après une deuxième moitié de saison 2025-2026 qui était compliquée.
D’un extrême à l’autre avec Beye
Les choses ne se sont pas déroulées comme l’imaginait Imad lorsqu’il avait rejoint la cité phocéenne après la CAN 2025 jouée avec l’Algérie. Après avoir longtemps attendu, il avait fini par être appelé, même si c’était comme réserviste pour pallier la défection de Houssem Aouar, par Vladimir Petkovic, désormais ex-sélectionneur d’«El-Khadra». On croyait, tout comme le joueur, que le fait de signer à l’OM allait l’aider à briser définitivement un plafond avec la sélection et conforter ses chances de disputer la Coupe du monde 2026, qui fascine tout footballeur. Toutefois, tout le plan est tombé à l’eau à cause de ce clash dans le vestiaire avec Habib Beye fin avril au terme du match nul contre l’OGC Nice.
Une revanche à prendre
Après un échange véhément, Abdelli est complètement tombé des plans du technicien sénégalais qui n’a plus compté sur lui. De toute façon, l’idée de le faire venir à La Canebière était celle de Roberto de Zerbi, ex-driver des Olympiens. D’ailleurs, l’ancien Havrais reconnaît, après le large succès contre les Strasbourgeois (4-0) : «Quand je suis arrivé, c’était compliqué. On a un peu tous une revanche sur cette saison qui s’est mal passée. On l’a montré ce soir et on espère le montrer tout au long de la saison». Concernant le trou d’air en club, Abdelli préfère dédramatiser. Pour lui, «c’était le temps d’adaptation. Peut-être que l’étape a été haute et je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison. Surtout mentalement, parce que c’était très dur».
Retour à envisager dès septembre en sélection
Pour se surpasser et briller à nouveau, Abdelli mise sur ce lien filial avec les Olympiens. «Je pense que tout le monde le sait maintenant. Marseille, c’est mon club, c’est mon club de cœur. Peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté. Il est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse», réitère le joueur de 26 ans qui devrait jouer plus constamment sous Genesio. D’autant plus que le driver a aimé son rendement pour l’entrée en lice dans le championnat. «Imad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. Il a montré qu’il était capable de récupérer des ballons, de donner le tempo dans l’agressivité», estime le coach. Tout cela reste encourageant à l’approche de la date FIFA de septembre. Le retour d’Abdelli en équipe nationale reste à envisager. D’autant plus qu’il n’y a pas vraiment de valeurs sûres dans l’entrejeu algérien après ce qu’on a vu au Mondial 2026. Avec le prometteur Yacine Titraoui, qui va passer un cap après avoir rejoint le RC Lens, la paire qui stabilisera la zone médiane est peut-être sous nos yeux.
M. T.
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