26 mai 2026

Conflit Allik-Nouioua : On attend l’arbitrage de Serport !

La situation interne à l’USM Alger traverse une zone de fortes turbulences. Au cœur de la tourmente, un conflit de plus en plus palpable oppose le président du conseil d’administration, Bilal Nouioua, au directeur général sportif, Said Allik. Les divergences entre les deux dirigeants portent principalement sur le choix du nouvel entraîneur, un dossier devenu le symbole d’une fracture interne qui menace la stabilité du club de Soustara.

Par Moussa Maïdi

Selon plusieurs sources proches du dossier, le désaccord remonte à plusieurs semaines, lorsque la piste menant à Miloud Hamdi avait été validée en interne par la direction sportive avant le dernier déplacement africain de l’équipe. Une décision finalement contestée par Nouioua, qui s’y est opposé, provoquant un premier accroc dans les relations entre les deux responsables. Depuis, les tensions n’ont cessé de s’intensifier, chaque camp campant sur ses positions. Le point de rupture s’est produit avec le dossier Lamine N’Diaye. Alors que le directeur général sportif avait pratiquement finalisé l’accord avec le technicien sénégalais, le président du conseil d’administration a tenté de bloquer l’opération. En cause, l’âge de l’ancien sélectionneur des Lions de la Teranga (69 ans) ainsi que les conditions financières du contrat proposé, jugées trop élevées pour une mission initiale de quatre mois renouvelables. Une position qui a surpris au sein de l’entourage du club, d’autant plus que les négociations étaient déjà bien avancées. Dans ce climat de défiance, Nouioua a refusé de débloquer l’argent pour envoyer le billet d’avion à N’diaye. Il a même pris l’initiative de contacter Billel Dziri afin de lui proposer le poste. Mais ce dernier a décliné l’offre après avoir pris connaissance des tensions internes existant au sommet de l’organigramme. Selon des indiscrétions, Dziri aurait même reçu un appel d’Allik, le menaçant s’il accepte l’offre de Nouioua. Très grave !

Aujourd’hui, l’impression dominante est celle d’un club dirigé par deux centres de décision distincts, sans véritable coordination. Une situation qui fragilise non seulement la planification technique, mais aussi la sérénité du vestiaire et la confiance des supporters. Il y a ceux qui s’interrogent pour quelles raison le PCA s’immisce dans le volet sportif, confié à Allik qui dispose d’une carte blanche écrit noir sur blanc dans son contrat, mais il faut savoir que c’est lui (Nouioua) le signataire légal et ne peut pas se permettre d’accepter tout. C’est, d’ailleurs, le même problème pour lequel Allik ne s’entendait pas avec l’ex-président Boubekeur Abid, une situation qui avait poussé ce dernier à claquer la porte, notamment pour ne pas avoir été soutenu par Serport.

Plusieurs observateurs estiment que l’intervention du propriétaire du club, le Groupe Serport, devient indispensable afin de clarifier les prérogatives et restaurer une gouvernance cohérente. Car au-delà du choix du futur entraîneur, c’est bien l’équilibre institutionnel de l’USMA qui est en jeu. Si aucune médiation n’est rapidement engagée, ce bras de fer pourrait avoir des répercussions sportives directes sur les performances de l’équipe, déjà soumise à une forte pression de résultats. Dans un club habitué aux ambitions continentales, la priorité reste pourtant claire : remettre le sportif au centre du projet.

M. M. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *