25 mai 2026
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Contrat de Petkovic : la FAF face à un sérieux dilemme

A l’approche de la Coupe du monde 2026, la Fédération algérienne de football (FAF) essaie de s’y prendre à l’avance pour ce qui est de l’avenir du sélectionneur Vladimir Petkovic. Les choses peuvent bien ou mal se passer. Et c’est sur la base de cette donnée versatile que Walid Sadi, président de la structure footballistique, devra proposer un avenant de prolongation. Ce qui reste compliqué à élaborer. Décryptage.

Par Mohamed Touileb

Vladimir Petkovic reste lié à l’Algérie jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet) à laquelle il a réussi à se qualifier avec l’équipe nationale. On ne connaît donc pas le sort de la collaboration pour l’après-Mondial.

La FAF n’avait pas pu retenir Halilhodzic

Dès lors, la Fédération algérienne de football (FAF) pourrait se retrouver dans la même situation qu’avec Vahid Halilhodzic au terme de la CDM 2014 au Brésil. A l’époque, la FAF n’avait pas pu convaincre le Bosnien, artisan d’une qualification historique avec les Verts au second tour, de rempiler. Pourtant, il y avait même l’intervention du président Abdelaziz Bouteflika à l’époque. Du coup, faut-il que Walid Sadi, ministre des Sports et patron de l’instance, anticipe les choses avant le tournoi planétaire ? C’est là un sérieux dilemme.

Au terme de la CAN 2025 au Maroc, on a pu voir que Petkovic a laissé une impression mitigée auprès des Algériens. Et cela reste compréhensible tant son coaching est des fois, génial quand d’autres fois il est bancal. Cela était constatable lors des matchs contre la RD Congo et le Nigeria. En effet, dans le premier test, il y avait des changements décisifs. Dans le second, le technicien a opté pour une composition de départ et un schéma qui étaient clairement défaillants. Le clair et l’obscur.

Le soutien de Tebboune est une « caution »

Par-dessus ces appréciations, il y a le parcours concret des Fennecs. Ils ont atteint les quarts de finale de l’épreuve. C’était un bon point. Surtout après des éliminations précoces dès le premier tour lors des deux dernières échéances. Cela a valu les félicitations du président Abdelmadjid Tebboune. Mais ce n’était pas tout puisque la participation a donné satisfaction à la FAF. Comme convenu, Petkovic a pris une prime de 90 000 euros. Avant cela, il avait empoché 450 000 euros pour avoir validé le billet de la Coupe du monde 2026.

D’ailleurs, la messe planétaire pourrait être le second et dernier tournoi majeur dans lequel le successeur de Djamel Belmadi dirigera l’Algérie. Cela dépend forcément du parcours des camarades de Ramy Bensebaïni dans la compétition. Si jamais le rendement est bon et qu’on va au-delà de la phase de groupes, le bilan de l’ancien coach de la Lazio de Rome sera forcément positif.

Mettre une clause de performance pour la prolongation

Dès lors, il sera en position de force pour négocier une prolongation… s’il ne décide pas d’aller exercer ailleurs. Ainsi, une question se pose. Est-ce que la FAF devra s’y prendre à l’avance et faire signer un précontrat avec des clauses de prolongation conditionnées par le parcours de l’Algérie en Amérique ? Il faudrait y songer.

Autrement, les Guerriers du Désert se retrouveront sans entraîneur pour la nouvelle saison. Et le fait qu’il y ait des éliminatoires de la CAN 2027 dès septembre réduira la marge de manœuvre de la FAF. Un cas “Halilhodzic bis” pourrait se reproduire à cause du manque d’anticipation. Walid Sadi y gagnerait à ne pas faire les mêmes erreurs stratégiques que Mohamed Raouraoua avec qui il avait une certaine proximité. On ne peut donc pas dire qu’il n’aura pas vu venir les choses s’il fait la même « gaffe ».

M.T.

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