17 avril 2026

CRB Adrar-NAHD : Sans fanfare, ni gyrophare, il faut battre Adrar

Ce vendredi, le championnat de Ligue 2 (Groupe Centre-Ouest) nous offre un duel aux antipodes géographiques et sportives. Le NA Hussein-Dey effectue l’un des déplacements les plus longs de sa saison pour affronter le CRB Adrar. Si, sur le papier, cette rencontre entre une équipe de milieu de tableau et un relégable peut sembler manquer de piment, les enjeux internes et la soif de rachat des Algérois promettent un match disputé sous la chaleur du Sud.

Par Omar Yahiaoui

La situation comptable des deux formations est radicalement différente. D’un côté, le CRBA joue sa survie. Actuellement avant-dernier avec seulement 19 points au compteur, la formation d’Adrar est dos au mur. Chaque point glané à domicile est une bouffée d’oxygène pour espérer un maintien qui semble de plus en plus hypothétique. De l’autre, le Nasria navigue dans le « ventre mou » du classement. Loin de la zone rouge mais distancé par le peloton de tête, le club husseindéen pourrait se contenter de gérer sa fin de saison. Pourtant, l’ambiance au sein du club ne prête pas au relâchement. Ce voyage à Adrar est perçu comme une opportunité de valider mathématiquement une fin de saison tranquille, mais surtout de panser les plaies encore ouvertes.

Effacer le traumatisme du derby face au RCK

Si l’enjeu comptable est relatif pour le NAHD, l’enjeu moral est immense. Les Sang et Or sortent d’une cruelle désillusion : une défaite à domicile lors du derby face au RC Kouba. Ce revers a laissé des traces et a stoppé net l’élan de l’équipe.

Partir à Adrar, c’est donc s’offrir une cure de santé loin de la pression de la capitale. Les joueurs ont à cœur de prouver que la contre-performance face au Raed n’était qu’un accident de parcours. Revenir avec un résultat probant du Sud serait le meilleur moyen de se réconcilier avec leur public et de reprendre leur marche en avant.

Viser le haut du tableau

Malgré la distance qui sépare le NAHD des leaders, le coach Aziz Abbas refuse de voir ses joueurs baisser les bras. Pour le technicien, chaque match est un test de caractère. En préparation de ce déplacement, il a été très clair avec son groupe : le professionnalisme ne se négocie pas. Abbas demande à ses protégés de se donner à fond et de ne pas sous-estimer un adversaire blessé. Son objectif reste inchangé : grappiller le maximum de points pour terminer dans la partie haute du tableau. Pour l’entraîneur, finir dans le « Top 5 » ou le « Top 6 » est une question de prestige et de préparation pour l’avenir du club. Un succès vendredi permettrait au Nasria de montrer qu’il a les ressources mentales pour voyager loin, au propre comme au figuré.

O. Y.

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