25 mai 2026

Deux saisons à oublier, une expérience à fructifier

Après deux exercices ponctués de désillusions et de frustrations, le RCK doit impérativement tourner la page et penser à l’avenir. Plus qu’un simple changement d’effectif ou d’entraîneur, c’est une véritable révolution qu’il faut amorcer pour espérer des expériences fructueuses. 

Par Youcef Mimoune

Alors que la saison touche à sa fin, l’heure est au bilan, mais surtout à la construction d’une feuille de route ambitieuse et cohérente pour enfin sortir du marasme. Lorsqu’on analyse froidement les deux dernières saisons, un constat s’impose : le Raed a progressé sur certains aspects mais les résultats n’ont pas suivi et l’accession s’évapore pour la deuxième saison de suite. À cela s’ajoutent des problèmes internes liés à la gestion du club. Les avis sont partagés mais tout le monde est unanime à dire que le RCK n’est plus celui des dernières années et revient au-devant de la scène et peut espérer redorer son blason à conditions…

Concevoir pour mieux rebondir

La première étape pour reconstruire est toujours la même : accepter ses erreurs. Le club doit reconnaître que ces deux années n’ont pas été des accidents mais les conséquences d’un modèle défaillant. Que ce soit Lacheheb ou Messani, les deux présidents ont manqué de vision mais surtout de stratégie. Les deux gestionnaires visaient très court et ont basé leur politique à court terme. Désormais, Messani, s’il décide de poursuivre l’aventure, doit penser rigoureusement à la saison prochaine à partir d’aujourd’hui. Le choix de l’entraîneur est fondamental et doit s’attacher à un technicien capable de porter un projet à moyen terme, au-delà des seuls résultats immédiats. Un entraîneur avec une vision claire, une pédagogie forte, une capacité à faire progresser les joueurs mais surtout un bon sens de communication. Une fois ce profil identifié, il faudra lui laisser le temps et la légitimité pour travailler. La stabilité, même dans la difficulté, sera la clé de la reconstruction.

Miser sur la formation

Ces dernières années, le RCK a trop souvent recruté sur la base de la réputation ou de coups d’opportunité. Souvent, ce sont les pseudo managers qui imposent leurs joueurs en dépit de leur valeur ajoutée. Devant cette anarchie, l’école koubéenne renait de ses cendres et les différentes jeunes catégories ont émergée depuis deux années déjà. L’exemple des U21 est visible et la direction n’a qu’à continuer à oser et donner la chance aux jeunes du club. La direction du RCK doit absolument instaurer une vraie passerelle entre la réserve et l’équipe première. Le club doit faire de ses jeunes joueurs le symbole de son renouveau. En interne, il est essentiel de mettre fin aux ambiguïtés et aux rivalités qui plombent l’évolution du club. Le RCK a payé au prix fort ses errements passés mais chaque échec est aussi une opportunité de rebondir…

Y. M.

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