Après un début de saison en demi-teinte, marqué par des résultats décevants et un manque flagrant de stabilité sur le plan technique, le club harrachi se retrouve dans une situation préoccupante.
Par Mouloud Ait Mesbah
Le départ de Azzedine Aït-Djoudi, qui a jeté l’éponge à l’issue de la défaite face au CR Témouchent lors de la 5ᵉ journée du championnat, a plongé l’équipe dans une zone de turbulences, dont elle doit impérativement sortir avant qu’il ne soit trop tard. L’annonce du départ d’Aït-Djoudi n’a surpris qu’à moitié les observateurs du football national. L’entraîneur, arrivé en début de saison avec l’ambition de jouer les premiers rôles et de ramener l’USMH en Ligue 1, a fini par se heurter à une série de contre-performances, notamment à l’extérieur, mais aussi à un manque de moyens humains et logistiques. La défaite concédée à Ain Témouchent, jugée inacceptable par les supporters, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Fatigué et désabusé, Aït-Djoudi a préféré rendre le tablier, laissant derrière lui un effectif démoralisé et une direction sous pression.
Lafri n’a pas trouvé la bonne formule
Dans l’urgence, la direction du club a confié l’intérim au directeur technique sportif, Fouzi Lafri. Ce dernier a dirigé la rencontre suivante contre la JSEB, sans parvenir à redresser la barre. L’équipe, toujours en manque de repères et de cohésion, a montré les mêmes lacunes que lors des précédentes sorties : une défense fébrile, un milieu de terrain sans créativité et une attaque stérile. Malgré la bonne volonté de Lafri, il est clair que le poste d’entraîneur principal nécessite une figure plus expérimentée, capable d’imposer sa patte et de redonner confiance aux joueurs. La grogne monte dans les tribunes et sur les réseaux sociaux. Les supporters harrachis, passionnés mais exigeants, réclament à cor et à cri la nomination rapide d’un nouvel entraîneur d’expérience. Pour eux, il est impensable que le club reste sans véritable technicien à la tête de l’équipe alors que la saison est encore longue et que rien n’est perdu dans la course à l’accession. Ils craignent surtout que l’instabilité actuelle ne compromette définitivement les chances de retrouver l’élite.
Touahria face à ses responsabilités
Consciente de l’urgence de la situation, la direction de l’USMH se doit d’agir rapidement et avec discernement. Le choix du futur entraîneur sera déterminant pour la suite de la saison. Il ne s’agira pas seulement de recruter un nom, mais un technicien capable de travailler sous pression, de fédérer le groupe et d’apporter des solutions concrètes sur le plan tactique et mental. Le profil recherché doit être celui d’un meneur d’hommes, connaissant bien la réalité du championnat de Ligue 2 et capable de relancer une dynamique positive. L’USMH dispose encore de ressources, mais le temps presse. Chaque journée qui passe sans entraîneur stable est une perte de points potentielle. Le club, emblématique du football algérien et fort d’un public fidèle, mérite mieux que cette instabilité chronique. Un sursaut est attendu, et il doit venir d’une décision forte : recruter un entraîneur compétent, motiver les joueurs et relancer la course à l’accession avant que la saison ne prenne une tournure irrémédiablement négative.
M. A-M.
