L’USMH a entamé sa saison avec un visage paradoxal. En trois rencontres disputées, les Harrachis n’ont encaissé aucun but, preuve d’une solidité défensive qui rassure joueurs et supporters.
Par Mouloud Ait-Mesbah
Mais en contrepartie, l’attaque peine à trouver ses repères avec un seul but marqué, et qui plus est, sur penalty. Ce déséquilibre entre la défense et l’attaque représente aujourd’hui le principal chantier du coach Azzedine Aït-Djoudi. Le secteur défensif apparaît comme la grande satisfaction en ce début d’exercice. Avec zéro but encaissé en trois matchs, les coéquipiers de Faouzi Chaouchi affichent une rigueur tactique remarquable. La charnière centrale a su imposer sa présence physique et son sens de l’anticipation, tandis que les latéraux participent activement au verrouillage des couloirs. Pour Aït-Djoudi, ce socle défensif constitue une base de travail précieuse sur laquelle il peut bâtir.
Une attaque en panne d’inspiration
Si la défense rassure, l’attaque inquiète. L’USMH n’a trouvé le chemin des filets qu’une seule fois, grâce à un penalty converti par Zakaria Messibah. Aucun but inscrit dans le jeu, malgré plusieurs situations favorables. Le manque de lucidité dans le dernier geste, l’imprécision dans les centres et la difficulté à se projeter rapidement vers l’avant expliquent ce rendement insuffisant. Les attaquants semblent en manque de confiance, hésitants à tenter leur chance et souvent isolés face aux défenses adverses.
Les choix tactiques du coach sous la loupe
Connu pour son pragmatisme, Azzedine Aït-Djoudi a d’abord misé sur la sécurité défensive. Mais le prix de cette solidité semble être une animation offensive limitée. Le bloc est parfois trop bas, réduisant les espaces pour les transitions rapides. De plus, l’absence d’un véritable meneur de jeu capable de casser les lignes par une passe décisive se fait cruellement sentir. Ait-Djoudi devra trouver un équilibre entre rigueur défensive et audace offensive.
Des ajustements attendus
Plusieurs pistes s’offrent à l’entraîneur. D’abord, renforcer la cohésion entre le milieu et l’attaque afin de fluidifier la circulation du ballon. Ensuite, travailler la finition devant les buts à l’entraînement, car le réalisme manque cruellement. Enfin, oser aligner des schémas plus offensifs face à des adversaires réputés plus abordables. Le mercato reste également une option si le club souhaite recruter un attaquant de pointe capable de débloquer les situations.
La patience des supporters mise à l’épreuve
Les fidèles du club, réputés exigeants, oscillent entre satisfaction devant la solidité défensive et frustration face à la stérilité offensive. Ils attendent de voir leur équipe non seulement difficile à battre, mais aussi capable de gagner ses matches. La pression populaire pourrait rapidement monter si les résultats n’évoluent pas.
M. A-M.
