27 mai 2026

Fouzi Lekjaâ, l’aigrefin justifie les moyens

On l’avait compris, le Maroc voulait absolument remporter la (sa) CAN 2025 et il était prêt à tout faire, même les actes immoraux, pour que la coupe reste à la maison. Afin d’organiser la 35e édition, l’investissement, à la fois financier et politique, est colossal. Ainsi, pour arriver à la fin rêvée, tous les moyens étaient permis. Y compris les plus mauvais. Et c’est le Sénégal, adversaire du pays hôte en finale, qui en fait les frais face à une consternante impunité.

Le Sénégal, qui animait hier sa 3e finale sur les 4 dernière séquences de la CAN, était naturellement un adversaire redoutable et une menace réelle pour le sacre “promis” aux Marocains. Et ce qui est survenu avant la finale, tenue hier à l’heure où nous mettions sous presse au stade Prince Moulay Abdellah (Rabat), entre le Sénégal et le Maroc en était la preuve formelle.

Problèmes d’hébergement, de transport, de sécurité et de terrain d’entraînement ainsi que la billetterie, tout y passe et tout est expressément défaillant. Cela a poussé la Fédération sénégalaise de football (FSF) à pondre un communiqué vendredi pour dénoncer ces pratiques indignes de l’hospitalité et de la sportivité.  Pour la FSF, tout cela présentait « des risques incompatibles avec les standards d’une compétition de cette envergure et le standing d’une finale continentale ».

Le silence complaisant de la CAF et la FIFA

L’attitude du pays organisateur est déplorable. C’est là une nouvelle preuve que l’impunité règne au pays de Mohamed VI. Sinon, comment justifier ces dysfonctionnements délibérés. Des agissements qui visaient clairement à déconcentrer les camarades de Sadio Mané à quelques heures d’un rendez-vous capital qui marquera le clou du spectacle.

Pendant ce temps-là, ni la CAF ni la FIFA n’ont – ne serait-ce que – fait semblant de hausser le ton pour fixer des limites à Fouzi Lekjaâ et sa machine de “tricherie” qui est en marche depuis le début de cette compétition. Peut-être que les Lions de l’Atlas seront champions (le match ne s’était pas encore joué au moment où nous rédigions ces lignes). Mais ça sera au prix de la magouille et de la fourberie.

M. T.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *