Saïd Allik a de nouveau réactivé la piste Juan Carlos Garrido. Ce dernier tient bien la corde et devrait être nommé nouvel entraîneur dans les heures à venir.
Par Moussa Maïdi
Les Rouges ont rallié la ville tunisienne Tabarka, pour effectuer le stage d’intersaison, sans entraineur. Et pourtant plus de deux semaines depuis sa nomination officielle au poste de directeur général sportif, Said Allik n’a pas trouvé un entraineur. Certes, il a contacté des techniciens de renom, mais ils ont demandé cher. En Algérie, il n’y a pas celui qui répond parfaitement au profil. Vendredi dernier, des contacts ont été établis avec Aliou Cissé, mais ce dernier a décliné poliment l’offre, préférant ainsi poursuivre l’aventure avec la sélection libyenne. Face à cette situation, le premier responsable du volet sportif au club s’est de nouveau rabattu vers la piste menant vers Juan Carlos Garrido. Selon une source crédible, les deux hommes ont négocié avant-hier et ont pratiquement tout conclu. Selon notre source, il ne reste que quelques détails à régler. Evidemment, Allik veut défendre les intérêts du club et c’est donc tout à fait logique qu’il veut imposer certaines clauses dans le contrat. Notre source nous a également révélé que Garrido tient bien la corde et sauf surprise, il sera le nouvel entraineur de l’USMA pour succéder à Mohamed Lacete.
Allik attendu avec le nouveau coach à Tabarka
Si Said Allik a jeté son dévolu sur Juan Carlos Garrido c’est pour deux principales raisons. La première, c’est le fait d’avoir déjà déclaré qu’il privilégie l’école espagnole pour engager le nouvel entraineur. La deuxième, est que l’ex-coach de Villareal connaît bien le groupe ainsi que le championnat. Ce serait mieux que d’engager un autre technicien étranger qui aura besoin de temps pour avoir une idée sur tout, alors que le coup d’envoi de la nouvelle saison footballistique est prévu dans pas moins de trois semaines. Selon toujours notre source, Allik est attendu aujourd’hui ou demain à Tabarka, accompagné du nouvel entraineur, fort probablement Juan Carlos Garrido. Le responsable usmiste compte bien en profiter pour s’assurer sur le déroulement du stage et que la délégation ne manque de rien à la ville tunisienne, pour ensuite regagner le pays pour régler les différents dossiers qui l’attendent sur la table. Il est utile à rappeler que Juan Carlos Garrido a entrainé l’USMA lors de la saison 2023/2024. Il compte 19 victoires, 3 nuls et huit défaites, toutes compétitions confondues, avec notamment une qualification pour la demi-finale de la Coupe de la CAF, où il aurait pu faire beaucoup mieux, n’était la sortie forcée de l’équipe face à la RS Berkane pour la raison que tout le monde connaît. Son parcours n’était pas catastrophique et on se demande pour quelles raisons les supporters s’opposent à son retour. Cependant, il y a un fait qui se propage dans l’Algérie du football, c’est l’immixtion en force des groupes de supporters dans la vie du club. Ceci n’est pas le propre de l’USMA, mais chez les Rouges, il y a cette très forte tendance à voir les supporters tout contrôler.
Y-a-t-il un entraîneur providence ?
Pour revenir à Juan Carlos Garrido, il nous parait juste aujourd’hui de parler de son retour en se posant la question : Y-a-t-il un entraîneur-providence ? si oui, Garrido en fait-il partie ?
En somme, l’aura d’un club, sa notoriété, son palmarès ne s’enrichissent pas par la venue d’un grand entraîneur. Nous avons vu, dans un passé récent, défiler à la barre technique de l’USMA des entraîneurs à la renommée surfaite. Mais c’est avec un garçon de chez nous, ancien joueur et technicien sorti du fameux Institut ISTS que l’USMA a remporté ses plus prestigieux et plus honorables titres à l’international. Les Titres, les trophées, l’aura, se construisent dans des projets à longs termes. Ils ne se décrètent pas. Il ne suffit pas d’aller cherche le meilleur entraîneur au monde pour gagner des titres. Pour ce faire, c’est toute une stratégie à mettre en place, à peaufiner, à faire grandir. Une stratégie bien étudiée dans tous ses aspects. On ne devient pas grand club parce qu’on a un grand entraîneur à la barre. Les exemples à travers le monde du football sont légions. Aujourd’hui, force et de constater qu’à l’USMA on navigue à vue. La preuve, on a procédé d’abord au recrutement des joueurs, et après, bien après, on a décidé de faire venir un entraîneur.
M. M.
