Remarquable depuis son arrivée à l’Olympique de Marseille l’hiver dernier, Amine Gouiri part avec un statut d’un joueur important pour l’entraîneur Roberto De Zerbi à l’aube de la saison 2025-2026. Cependant, loi du haut niveau oblige, l’Algérien devra continuer à faire ses preuves. Notamment avec l’arrivée de Pierre-Emerick Aubameyang devant.
Par Mohamed Touileb
Durant les derniers mois, De Zerbi a constamment insisté sur le fait qu’il voulait que Gouiri devienne un vrai numéro 9 et plus tueur dans la surface. Le Fennec a réussi à répondre à certaines exigences en se montrant assez efficace devant avec un style bien à lui. L’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais, l’OGC Nice et le Stade Rennais a compilé 10 buts et 3 passes décisives en 14 apparitions. Remarquable
De Zerbi envisage une association
Cependant, l’entraîneur de l’OM s’est résolu à ramener un vrai fer de lance en prévision de l’exercice à venir en la personne de Pierre-Emerick Aubameyang. Le Gabonais connaît particulièrement la maison marseillaise en plus d’avoir une forte cote de sympathie auprès des supporters après son passage productif à Phocée lors l’opus 2023-2024. Il avait réussi à planter la bagatelle de 30 buts en plus de délivrer 11 offrandes en 51 apparitions.
Après cela, il a décidé d’aller à Al Qadsiah (Arabie saoudite) où il n’a pas été mauvais avec un bilan de 21 réalisations et 3 passes décisives en 31 matchs toutes épreuves réunies. Cette copie a joué en sa faveur pour un retour chez les Phocéens. De Zerbi est même convaincu qu’«Aubameyang est encore en forme et cela n’enlèvera rien à Gouiri, qui part encore avec un excellent avantage».
Après, ce recrutement ne veut pas forcément dire que la place de Gouiri, qui peut évoluer en neuf et demi (derrière l’attaquant ou en soutien un peu comme l’était Benzema avec Cristiano au Real Madrid), est en péril. D’ailleurs, le chef de la barre technique de l’OM indique qu’«on pourra même les retrouver ensemble», en parlant du binôme.
Aubameyang se la joue collectif, mais…
Pour sa part Aubameyang prévient que «quand on est compétiteur, on vient pour s’imposer» non sans rappeler : «Quand je suis arrivé à Arsenal, tout le monde pensait que j’étais là pour remplacer Lacazette et pourtant on a formé un super duo. Je suis là pour aider le groupe à progresser, le plus important sera de tout donner, que ce soit Gouiri ou moi, le plus important c’est qu’on donne tout ensemble».
De plus, l’ex-pensionnaire des Gunners et du Borussia Dortmund reconnaît même qu’avoir quelqu’un comme Gouiri en coéquipier est stimulant. «Ça m’a boosté, surtout d’avoir quelqu’un qui a une réputation, on a envie de se surpasser, c’est la concurrence et ça pousse à être meilleur», note-t-il. Dans tous les cas, Gouiri devra rester sur ses gardes et maintenir, voire élever, sa cadence pour jouer fréquemment et rester visible pour Vladimir Petkovic. D’autant plus qu’on sera dans une année cruciale. En effet, il y aura deux rendez-vous majeurs pour les «Fennecs» avec la CAN 2025 (21 décembre 2025 -18 janvier 2026) au Maroc et la Coupe du monde 2026, à condition que l’EN (en ballottage favorable) s’y qualifie, l’été prochain.
M.T.
