13 octobre 2026

Grand Prix international de la ville d’Alger : Un Grand Prix factice, Alger mérite beaucoup mieux

Tomber de rideau sur la 19e édition du Grand Prix International d’Alger de cyclisme et le premier constat que nous pouvons faire c’est que cette dernière a été réduite à neuf étapes en raison des conditions météorologiques.

Par Saïd Lacète

En matière de la participation qualitative des coureurs, cela n’a guère été compatible avec les propos du président de la Fédération algérienne de cyclisme. En effet, le chairman de l’instance fédérale, Kheïreddine Barbari, avait déclaré que «cette édition verra la participation de coureurs de renom venus de 15 pays, dont l’Algérie qui sera représentée par six formations, dont deux équipes continentales».

Par renom, on peut comprendre que les cyclistes étrangers qui y avaient pris part, ont un hit-parade de haute facture. Il en est de même pour les équipes participantes. Cependant, nous sommes loin de la réalité car les cyclistes étrangers ont un niveau tout juste moyen et les équipes participantes n’ont concouru que par leurs étiquettes d’étrangères. Sur le plan quantitatif, on peut affirmer qu’Alger s’est accaparé un joli monde scénique mais qualitativement parlant, on est loin des espérances d’avoir les meilleurs coureurs au monde pédaler sur nos routes. 

A titre d’exemple, le Belge Timothée Dupont (Tarteletto-Isorex) qui a remporté l’étape d’ouverture de cette 19e édition, occupe la 42e place du classement mondial sur route des courses d’un jour (UCI / Les-Sports) et se positionne au 506e rang du classement général individuel ProCyclingStats. L’Américain Killy Jonah qui s’est adjugé la dernière étape, demeure un coureur plus ou moins talentueux. Deuxième lors du classement de la montagne au Tour de Wallonie 2026, ses performances incluent également une septième place au Tour de Kurpie 2024 et une huitième place au Tour d’Albanie 2023. Ces deux aperçus nous incitent à dire que le Grand Prix international d’Alger, très prisé d’ailleurs par des cyclistes étrangers, mérite un label de qualité, des étapes spectaculaires et un emballement digne des grandes compétitions de la pédale, ce ne fut pas le cas, malheureusement. Le Grand Prix d’Alger mérite également des équipes de haute gamme. L’équipe cycliste allemande Embrace The World Cycling, présente à Alger, ne possède pas de classement mondial UCI officiel par équipes, car elle est enregistrée sous le statut de club (amateur/élite) et non comme une équipe continentale ou professionnelle (WorldTour/ProTeam). L’équipe néerlandaise Global Cycling Team est enregistrée en tant que formation de club/régionale et ne figure pas parmi les équipes professionnelles permanentes (WorldTeams ou ProTeams) faisant l’objet d’un classement mondial UCI général par équipes actualisé chaque semaine.

L’équipe cycliste belge Tarteletto-Isorex occupe la 69e place mondiale au classement UCI (et 49e selon ProCyclingStats) pour la saison 2026.

Elle a connu des classements variés au fil des ans, oscillant entre la 89e place (en 2025) et un sommet à la 37e place (en 2022). 

L’équipe lituanienne Energus Cycling Team, elle, est classée 40e au classement mondial UCI et 55e au classement ProCyclingStats (PCS) pour la saison 2026.

Maintenant, il est vrai qu’en matière d’organisation, l’Algérie possède continuellement ce savoir-faire pour recevoir les meilleurs éloges. Penser désormais à inviter les meilleurs pédaleurs pour le Grand Prix d’Alger, serait encore donner un peu plus de charme et de qualité aux férus de la Petite Reine. 

En tout état de cause, ce Grand prix n’a rien, absolument rien de grand. C’est juste une course de bas niveau. Alger mérite beaucoup mieux que cette pseudo course. C’est bien dommage de voir les responsables de cette discipline crier à cors et trompette la réussite de ce Grand Prix alors qu’en réalité ce fut une GP factice. Désolé de le dire, mais il faut bien le dire, ce sport très prisé par les Algériens ( il ne faut pas se tromper l’Algérien aime le vélo) est aujourd’hui en train de s’enfoncer chaque année un peu plus, dans les abysses de la médiocrité. 

S. L.

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