Depuis qu’il a annoncé sa démission à la fin de la saison, Hakim Hadj Redjem alimente les médias et les réseaux sociaux. Le fait que le président mouloudéen ait annoncé son départ cet été a fait réagir aussitôt les supporters qui militent pour la stabilité. En trois saisons, Hadj Redjem a su remettre le Mouloudia d’Alger sur la carte du football continental avec ce quart de finale en Ligue des champions. Mais ce que les spécialistes retiennent, c’est la manière avec laquelle le club algérois est sorti de la compétition la plus prestigieuse du continent avec zéro défaite à l’extérieur depuis le début de la phase de groupes. Forcément, le parcours du Mouloudia impose le respect et donne du crédit à Hadj Redjem qui veut jeter l’éponge après tout ce qu’il a accompli en un temps record. Il est évident que cette décision qui aura surpris plus d’un, a fait réagir la direction de Sonatrach qui était dans l’embarras. Aucun cadre de la firme pétrolière ne s’attendait à cette sortie médiatique qui a été accompagnée aussitôt par une décision ferme du PD-G de Sonatrach, Rachid Hachichi, qui refuse d’entendre parler d’un quelconque départ de Hadj Redjem qui aura les pleins pouvoirs. Sachant que la stabilité est gage de toute réussite, il est clair qu’il serait hors de propos de laisser partir Hadj Redjem alors qu’on ne dispose même pas d’un remplaçant capable de reprendre le flambeau. Face à la fermeté de l’actionnaire majoritaire, Hadj Redjem n’aura d’autre choix que de poursuivre sa mission avec cette ambition nourrie d’accrocher une deuxième étoile. Et cela ne viendra qu’avec l’obstination et l’abnégation de tout un groupe qui doit œuvrer à l’unisson pour permettre au Mouloudia d’Alger de redevenir un cador du continent africain.
R.R.
