5 juin 2026

Hamdi tient la corde, mais…

Une semaine après le départ d’Abdelhak Benchikha, l’USM Alger se retrouve toujours sans entraîneur, une situation qui commence sérieusement à inquiéter l’entourage du club et les supporters. En pleine saison, alors que l’équipe est engagée sur plusieurs fronts, l’absence d’un premier responsable à la barre technique pose de nombreuses interrogations quant à la suite du parcours des Rouge et Noir.

Par Moussa Maïdi

Depuis l’annonce officielle de la séparation avec Benchikha, plusieurs CV d’entraîneurs, aussi bien locaux qu’étrangers, ont atterri sur le bureau du directeur général sportif, Saïd Allik. Fidèle à sa méthode, ce dernier a pris le temps d’étudier les différents profils avant de se fixer sur un technicien qu’il connaît bien : Miloud Hamdi. Le technicien Franco-Algérien, qui a déjà dirigé l’USMA par le passé, figure en tête de liste des priorités d’Allik, malgré son dernier passage peu concluant à la tête du club égyptien d’Al-Ismaily. Le profil de Hamdi séduit particulièrement le premier responsable du volet sportif à Soustara, notamment en raison de sa connaissance de la maison usmiste, de l’environnement du club et des exigences du championnat national. Selon une source crédible, un premier contact a d’ailleurs été établi entre les deux hommes à la fin de la semaine écoulée. Les discussions ont été positives et celui qui avait mené la formation usmiste vers la finale de la Ligue des champions africaine en 2015 s’est montré emballé à l’idée de faire son retour à l’USM Alger. Cependant, ce dossier est loin d’être bouclé. Le principal obstacle réside dans l’opposition ferme du conseil d’administration, qui ne partage pas l’avis de Saïd Allik. Les membres du CA estiment que le club a besoin d’un entraîneur de renom, capable non seulement de gérer la fin de la saison, mais aussi de poser les bases d’un projet solide pour l’exercice prochain. Pour eux, la nomination de Miloud Hamdi ne répond pas totalement aux ambitions affichées par le club.

Cette divergence de points de vue a naturellement freiné l’avancée des négociations. En attendant un dénouement, le club continue de fonctionner dans l’incertitude, avec un staff intérimaire chargé d’assurer la continuité du travail. Une situation inconfortable qui ne pourra pas durer éternellement, surtout à l’approche d’échéances importantes.

Les prochains jours s’annoncent donc décisifs à Soustara. Entre la volonté d’Allik de miser sur un homme qu’il connaît bien et l’exigence du conseil d’administration d’attirer un entraîneur de stature internationale, le choix final devra être mûrement réfléchi. 

M. M. 

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