Le président du Nasria, Yacine Hanied, s’est, dans une déclaration exclusive au journal Infosport, longuement exprimé sur la situation actuelle du club de Hussein Dey, leader de son groupe après cinq journées. Entre les efforts financiers des dirigeants, les difficultés liées au sponsoring et la fermeture persistante du stade du 20-Août, le patron du club algérois dresse un état des lieux lucide, mais plein d’espoir.
Le président du NAHD a tenu d’abord à saluer les efforts consentis par l’ensemble de la direction afin de maintenir le club à flot malgré un contexte économique difficile :
«Nous nous devions de motiver les joueurs après les grands efforts fournis lors du match face à l’ASMO. La direction fait ce qu’elle peut pour assurer ses engagements et les dirigeants, notamment, Amine Tata, Sofiane Bouderouaya, moi-même et le maire y allons de notre poche et engageons nos propres fonds». Cette solidarité interne, selon Hanied, a permis au Nasria de rester compétitif sur le plan sportif et de maintenir une certaine stabilité malgré l’absence de soutien extérieur.
« Nous attendons des réponses pour nos dossiers de sponsoring »
Sur le plan financier, le club reste en attente de partenariats qui pourraient alléger le poids de la gestion quotidienne. «On a déposé des dossiers pour les sponsorings et on attend toujours la réponse des sociétés. Saïdal, par exemple, pourrait nous aider. On a aussi des promesses de Sonatrach, mais rien de concret pour le moment», a-t-il indiqué. Hanied souligne que ces démarches visent à donner au club une assise financière plus stable et à éviter une dépendance totale vis-à-vis des contributions personnelles des dirigeants. Seulement force est de remarquer que quand le NAHD avait déjà une assise financière assez conséquente et stable, certains, parmi l’équipe dirigeante actuelle ont fait des pieds et des mains, pour la déstabiliser. Aujourd’hui, il faut courir à droite et à gauche pour récolter le moindre sou. Comme quoi…
« Le 20-Août doit rouvrir au moins partiellement pour nos supporters »
Le dossier du stade du 20-Août demeure l’un des points noirs de la saison. Fermé pour des travaux de réfection des gradins, le stade prive le NAHD de son public.
«Nous avons introduit une demande pour au moins ouvrir la tribune dite «Le Poulailler», qui est normalement homologuée. Elle peut contenir jusqu’à 1000 supporteurs, c’est suffisant pour un début. Nous allons encore une fois faire un recours et une demande pour ouvrir les tribunes pour nos fans pour le match de l’USMH, surtout que nous avons besoin de notre 12e homme. »
Le président insiste sur l’importance de la présence des supporters, essentielle à la dynamique du groupe.
« Khedaïria doit comprendre qu’il est dans un grand club »
Abordant le cas disciplinaire du gardien Sofiane Khedaïria, Hanied a tenu à rappeler la primauté de la rigueur au sein du club : «Le gardien Sofiane Khedaïria devrait savoir qu’il est dans un grand club et qu’il se doit de respecter le règlement intérieur. Il a été sanctionné et l’entraîneur Benchouia a raison de l’écarter. Nous n’avons pas encore pris de décision définitive et nous temporisons pour le moment».
Le message est clair : la discipline et le respect du groupe priment sur toute autre considération.
« Benchouia fait un grand travail »
Le président n’a pas manqué de saluer le travail accompli par le coach Mohamed Benchouia, arrivé récemment et déjà parvenu à souder son groupe : «Benchouia est en train de faire un grand travail. Il a réussi à bâtir un groupe soudé et les joueurs adhèrent à son travail. Il faut savoir que le choix des joueurs s’est fait avec son consentement et que c’est lui qui a demandé à recruter la plupart d’entre eux.»
«Nous sommes leaders, mais il faut garder les pieds sur terre»
Sur le plan sportif, le président du Nasria préfère rester prudent malgré la première place du club au classement : «Hormis la défaite face à la JSMT, l’équipe s’est bien comportée pour le moment. D’ailleurs, nous sommes leader après cinq journées et nous souhaitons le rester. On ne peut pas parler d’accession pour le moment, car il faut continuer encore à travailler». Une déclaration empreinte de réalisme, qui traduit la volonté de construire dans la durée sans céder à l’euphorie du début de saison.
O.Y.
