Retrouvant sa place de titulaire face au Paradou, Mohamed Réda Helaimia a été irréprochable comme c’est le cas depuis le début de la saison.

Après un enchainement des matches, vous avez bénéficié d’une coupure qui va vous permettre de récupérer sur le plan physique…
On était très heureux de reprendre les entraînements. Cela étant, on ne va pas faire la fine bouche avec cette coupure qui nous permet de recharger nos batteries. Nous avons enchaîné les matches ces derniers temps, notamment trois rencontres en l’espace de quelques jours contre le NCM, le CSC et le Paradou. Et à chaque fois, on a su relever le défi.
C’est justement au mental que vous avez gagné les deux derniers matches contre le CSC et le Paradou…
C’est vrai qu’on est passé par toutes les émotions. Il y a eu cette demi-finale contre le CSC. On prend ce premier but puis en égalise après plusieurs tentatives infructueuses avant que Abdellaoui n’assène le coup de grâce. Et contre le Paradou, on a dû attendre presque la 80’ de jeu pour trouver la faille. Cela démontre qu’on ne lâche rien et qu’on se bat jusqu’à la fin. Lorsqu’il y a la fatigue, c’est le mental qui fait la différence.
De retour face au Paradou, on avait redouté un forfait après que vous avez cédé votre place au dernier moment lors de la demi-finale contre le CSC…
J’ai ressenti des douleurs durant l’échauffement. Ne voulant prendre aucun risque j’ai préféré laisser ma place. Mais lors des prolongations, j’ai pu refaire surface. Plus de peur que de mal car face au Paradou j’ai été aligné.
Ce n’était pas facile de venir à bout de cette équipe du Paradou…
Mais ce n’est pas une surprise pour nous. Comme lors du match aller, on a eu toutes les peines du monde à gagner cette rencontre. Mais on a pu compter sur 60 000 Chnaoua pour forcer la décision dans les ultimes minutes de la partie. Cela aussi dénote la force de caractère du groupe qui se bat jusqu’au bout.
Mais contrairement au match aller, vous avez produit l’un de vos meilleurs matches depuis le début de la saison avec plusieurs occasions nettes de scorer. Est-ce inquiétant de vendanger autant d’occasions lors d’un match de cette importance ?
Il aurait été inquiétant si on ne se procure pas d’occasions de scorer. Ce qui n’est pas le cas. On a eu pas moins de cinq situations nettes en première mi-temps ce qui n’est pas simple face à la meilleure défense du championnat. Cela prouve qu’on a joué rapidement et on a su trouver les espaces. Ce qui a manqué, c’est la justesse dans le dernier geste. Mais cela reviendra, j’en suis convaincu. Personnellement, je ne suis pas inquiet.
Est-ce que vous avez été perturbé par le penalty sifflé puis annulé par l’arbitre de la rencontre ?
C’est vrai qu’il y a eu au début un penalty pour Belaili puis l’arbitre s’est ravisé en indiquant un corner. Je lui ai posé la question sur ce revirement de situation et il m’a dit qu’il avait changé de décision après avoir consulté l’arbitre assistant. Mais cela n’a pas eu un impact sur le moral du groupe car on a trouvé la faille quelques minutes plus tard.
On parle du titre et même du doublé avec cette finale contre le CRB qui se dessine à l’horizon. Quel est, selon vous, le stade idoine pour abriter une telle affiche ?
On prend match par match. On refuse de parler de titre ou de doublé. Il y aura certes une finale inédite contre le CRB qui possède l’un des meilleurs effectifs du championnat. Ce sera une finale explosive. Et franchement, j’espère que ce match se jouera au stade du 5-Juillet. Mais il est évident qu’on se pliera à la décision de nos instances de football. Je profite de l’occasion pour féliciter les U19 qui ont gagné la Coupe d’Algérie.
Entretien réalisé par Rafik-Rabhi
