25 octobre 2026
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Hemdani, qui prendre sur son aile ?

Riyad Mahrez parti en retraite au terme de la Coupe du monde 2026, sa place sur l’aile droite de l’équipe nationale devait revenir à Anis Hadj Moussa. La passation sonnait telle une évidence. C’était avant que Bachir Belloumi ne revienne au premier plan et chamboule tout grâce à un début de saison remarquable du côté de Hull City et un baptême du feu étincelant avec la sélection lors du dernier rassemblement.

Par Mohamed Touileb

Il n’a pas voulu le citer nommément, mais Hemdani semblait très satisfait de ce que Belloumi a montré à l’occasion de ses trois apparitions avec l’équipe nationale contre la Zambie, le Burundi et le Niger. Le gaucher a planté deux buts qui ont pesé pour sauver les Verts d’une défaite contre les Burundais et revenir dans une partie mal-entamée face aux Nigériens avant de s’imposer.

Les deux se valent

Si Belloumi a crevé l’écran et marqué les esprits avec trois prestations de haute qualité, Hadj Moussa a dû se contenter d’une réalisation et une trentaine de minute de jeu lors d’Algérie – Zambie avant de quitter la sélection après le retour de Bujumbura (Burundi) où il n’avait pas été aligné en raison de douleurs musculaires. Ce pépin physique l’a contraint à faire l’impasse sur la troisième sortie. Forcément, quand on fait le bilan, Belloumi a cumulé plus de points aux yeux du nouveau sélectionneur. Quand on s’illustre lors du premier rassemblement du coach, ça ne peut que donner un avantage pour la suite. Après, on ne peut pas négliger le fait que Hadj Moussa affiche aussi un niveau intéressant avec Feyenoord Rotterdam où il cumule 6 buts et 2 passes décisives en 11 rencontres dans toutes les épreuves. Sans oublier qu’il dispute la Ligue des Champions UEFA pour la deuxième saison de suite. Ce qui peut contrebalancer le fait que Belloumi évolue dans un championnat huppé : la Premier League en l’occurrence.

Les associer va créer un déséquilibre

La forme peut inciter à recourir à leurs services simultanément à l’avenir. Cependant, cette association n’est pas sans risques car elle influence sur le schéma global et le bloc. En effet, l’option serait d’aligner Hadj Moussa dans le couloir droit alors que Belloumi, plus polyvalent, sera placé dans une position plus axiale derrière les attaquants. Sauf que, dans ce registre, il y a un certain Ibrahim Maza. Est-ce qu’il serait judicieux de le faire reculer un peu au risque de ne pas tirer le maximum de son potentiel ? On ne le pense pas. De plus, mettre 5 joueurs à vocation offensive dans le onze alors que l’EN cherche à trouver une certaine imperméabilité derrière s’apparente à de la témérité tactique pure et simple. Somme toute, cette éventualité de jouer avec Belloumi et Hadj Moussa d’emblée n’a pas un fort potentiel réussite. Peut-être qu’elle est à envisager quand la sélection aura un vrai avant-centre qui pourra faire fructifier la créativité de deux éléments comme Belloumi et Maza à la baguette. Actuellement, l’équipe nationale n’a pas un vrai « striker ». Ce qui ne peut être que dissuasif.

M.T.

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