Le NAHD a sans doute vécu l’un de ses moments les plus sombres de la saison en s’inclinant à domicile au stade Omar-Benrabah de Dar El Beida face au GC Mascara. Une défaite lourde de conséquences, tant sur le plan comptable que psychologique, qui vient enfoncer un peu plus une équipe déjà mal à l’aise au classement et visiblement incapable de réagir au moment où elle en avait le plus besoin.
Omar Yahiaoui
Dans un contexte aussi délicat, les Sang et Or n’avaient qu’une seule option : gagner. Ce match devait être celui du sursaut, celui qui permet de se donner de l’air et de sortir, au moins provisoirement, de la zone des turbulences. Mais au lieu de cela, le Nasria a concédé une nouvelle désillusion, et pas face à n’importe quel adversaire. Le GCM, en grande difficulté lui aussi, enchaînait les contre-performances, y compris sur son propre terrain, et se trouvait dans une situation encore plus grave. Une équipe que le NAHD se devait impérativement de battre, surtout à domicile.
Un club sans repères, une équipe sans réaction
Sur le terrain, le constat a été sans appel. Les joueurs du NAHD ont donné l’impression d’évoluer sans repères, sans plan de jeu clair et surtout sans la révolte attendue dans ce genre de rendez-vous décisif. Le rythme imposé était d’une lenteur inquiétante, facilitant la tâche à un adversaire pourtant loin d’être souverain cette saison. Les erreurs de marquage en défense se sont multipliées, offrant des espaces et des opportunités au GCM, qui n’en demandait pas tant. Le milieu de terrain, dépassé, n’a jamais réussi à assurer la transition ni à protéger l’arrière-garde, tandis que le secteur offensif a brillé par son inefficacité et son manque d’inspiration. Dans ces conditions, il paraît difficile d’imaginer ces mêmes joueurs mener le club à bon port, surtout lorsque l’on sait que les prochaines journées s’annoncent encore plus compliquées. Le calendrier ne fera aucun cadeau au Nasria, avec des confrontations à venir face à des équipes qui jouent l’accession et d’autres engagées à fond dans la lutte pour le maintien. Autant dire que la marge d’erreur est désormais quasi inexistante.
Un encadrement technique en grande difficulté
A cette fragilité collective s’ajoute un encadrement technique manifestement dépassé par les événements. Le coach Mohamed Zemouli est apparu en grande difficulté dans la gestion du match et de ses joueurs. Une situation qui, en réalité, n’a rien de surprenant. Zemouli est avant tout un entraîneur des gardiens de but, et cette mission constitue pour lui une première expérience en tant qu’entraîneur principal.
Face à une telle pression, dans un contexte aussi explosif, la tâche s’annonce extrêmement compliquée. Le manque d’expérience se ressent dans les choix tactiques, dans la lecture du match et dans la capacité à provoquer une réaction depuis le banc. Or, le NAHD n’a plus le luxe d’apprendre ou d’expérimenter. Le club est engagé dans une véritable course contre la montre.
O. Y.
