Le stade du 20-Août a une nouvelle fois été le théâtre d’une désillusion amère pour les amoureux du NA Hussein-Dey. La défaite concédée à domicile face au CR Témouchent (1-2) n’est pas qu’un simple revers sportif ; elle est le miroir d’une saison catastrophique, indigne du standing et de l’histoire d’un club de la dimension du Nasria. Alors que cet exercice touche à sa fin, le constat est sans appel : le projet sportif a échoué sur toute la ligne.
Par Omar Yahiaoui
Pour un club comme le NAHD, l’unique objectif légitime en début de saison était le retour immédiat en Ligue 1. Pourtant, la réalité du terrain a été tout autre. L’équipe a manqué de régularité, de caractère et, surtout, de la hargne nécessaire pour dominer un championnat de deuxième division exigeant. En ratant le wagon de l’accession, le Nasria s’enfonce dans l’anonymat de la Ligue 2, une situation qui crispe un environnement déjà sous haute tension.
Une faillite lors des rendez-vous décisifs
Face au CRT, le NAHD avait l’occasion de prouver qu’il possédait encore une once d’orgueil. Dans ce match où le club se devait de jouer les arbitres – l’adversaire étant en pleine course pour une place sur le podium qualificative aux play-offs – les joueurs ont une nouvelle fois déçu. Incapables de hausser leur niveau de jeu lors des tournants importants, les Husseindéens ont laissé filer une rencontre qui aurait pu, au moins, sauver l’honneur. Cette incapacité à répondre présent dans l’adversité confirme que le mal est profond et que le ressort est cassé au sein de l’effectif actuel.
L’heure de la révolution a sonné
Aujourd’hui, le temps n’est plus aux simples ajustements, mais à une véritable révolution. Les véritables fans du Nasria exigent un changement radical de cap. Pour relancer la machine la saison prochaine. Il faudra donc mettre en place une équipe dirigeante capable de défendre bec et ongles les intérêts du club. De même qu’il faudra un projet sportif cohérent, en écartant le bricolage et en engageant un effectif taillé pour la remontée, mêlant l’expérience nécessaire et la fougue des jeunes talents du cru.
Le Nasria ne peut plus se permettre de végéter dans les profondeurs. Il est impératif que les décideurs prennent leurs responsabilités pour permettre à cette institution historique de retrouver sa place naturelle parmi l’élite algérienne.
O. Y.
