Verts de caractère mais du boulot à faire
Tout n’a pas été parfait vendredi au stade Nelson-Mandela de Baraki (Alger) pour l’équipe nationale. Contre une Bolivie qui lui a donné sacrément du fil à retordre, notamment en deuxième période, l’EN a pu signer une victoire qui va certainement enlever la pression des épaules de Vladimir Petkovic qui a réussi son entrée en matière en tant que sélectionneur des Verts. Cependant, malgré le succès, le technicien bosnien, qui a fait tourner l’effectif, a reconnu qu’il y a des améliorations à faire dans certains domaines.
Par Mohamed Touileb

Pour commencer, Petkovic n’a pas fait de véritable révolution dans le onze de départ en gardant presque les mêmes joueurs qui débutaient les matchs les derniers temps sous la coupe de Djamel Belmadi, entraîneur sortant.
On prend (presque) les mêmes et on recommence
Le 4-3-3 était toujours là avec un Yacine Brahimi, capitaine du soir, qui a évolué sur le côté gauche de l’attaque où l’activité était très significative… comme sous Belmadi. L’ossature était toujours là avec des automatismes d’avant sur lesquels Petkovic a préféré se reposer pour ne pas trop perturber les joueurs. Mais, plus que le jeu, qui était parfois léché et d’autres brouillon, c’est l’envie montrée par les Verts qui étaient palpables tout au long du match. Et cela leur a permis de s’imposer sur le fil. Et, comme un symbole, c’est Aïssa Mandi, fautif sur l’égalisation bolivienne juste après la pause, qui a marqué le but victorieux dans les ultimes instants de la partie en s’y prenant à deux reprises. Grinta.
Coaching lucide
Après la rencontre, Petkovic a souligné ce point en reconnaissant que « les joueurs ont su réagir en égalisant et en allant marquer un troisième but. Sur l’aspect mental il y aussi de bonnes choses à retenir » non sans rappeler que « c’est notre rôle à moi et au staff de les accompagner pour cela, ensuite ce sont les victoires qui ramènent la confiance. C’est le seul remède ». L’ancien entraîneur de la Suisse sait que le résultat de cette rencontre était important quelque part et que le fait de s’imposer aidera El-Khadra à se remettre rapidement de ses récents échecs. Et on peut aussi relever que Petkovic a fait un coaching assez lucide pour corriger le manque d’activité sur l’aile droite où Farès Chaïbi puis Amine Gouiri n’ont pas pu vraiment faire bouger les choses. Ce n’est qu’avec l’entrée d’Anis Hadj Moussa qu’un certain équilibre entre les deux couloirs a été trouvé. D’ailleurs, c’est de là qu’est venue l’égalisation de Yassine Benzia, remplaçant, qui a été assisté par Monsef Bakrar, l’autre joueur entré en jeu.
Plus de concentration requise
« Il fallait avoir du mental pour revenir et on l’a fait. Les jeunes ont fait de belles entrées et nous ont permis de renverser la situation », admet Petkovic qui a bien remarqué que ses protégés ont un peu déjoué après la mauvaise entame dans le second half. « On est bien rentrés dans notre match mais on a raté plusieurs occasions. On est rentrés dans les 16 mètres mais nous avons manqué d’efficacité. Une première mi-temps solide mais quand on a encaissé on a eu du mal à nous en remettre mentalement et on a encaissé le second. Nous devons savoir être concentrés durant 90 minutes et ne pas donner l’occasion à l’adversaire de nous mettre en danger », préconise l’entraîneur de 60 ans.
Désormais, il faudra préparer la seconde sortie qui opposera les camarades de Rayan Aït-Nouri, auteur d’un match plein, à l’Afrique du Sud, médaillée de bronze lors de la dernière CAN. Une occasion pour superviser d’autres joueurs à l’image de Rafik Guitane qui n’a pas été utilisé vendredi.
M.T.
