10 mars 2026

Il a affiché certaines capacités de dépanner à droite en cas de problème

Aït-Nouri, le bon parallélisme

Le match très compliqué face à Manchester City (défaite 5-1 et un penalty provoqué) samedi dernier n’enlève rien à la dimension qu’a prise Rayan Aït-Nouri cette saison avec Wolverhampton. En plus d’être parvenu à se relancer et profiter de la venue d’un nouvel entraîneur, Gary O’Neil en l’occurrence, l’Algérien a montré des palettes et des qualités qu’on ne lui connaissait pas. Et cela peut donner des idées et des solutions pour ce qui est de son utilisation en sélection.

Par Mohamed Touileb

Gary O’Neil, coach des Wolves, est attentif avec Aït-Nouri. En quelques mois, il a pu s’arrêter sur les capacités de l’ancien pensionnaire de l’Angers SCO qui était donné partant du club l’été dernier avant que la démission de Julen Lopetegui, qui ne comptait pas vraiment sur lui, ne vienne tout faire changer… dans le bon sens pour le Dz.

Plus de temps de jeu et un statut changé

Aït-Nouri joue plus et joue mieux. Très bien même quand on voit ce qu’il montre en Premier League que ce soit sur le plan technique ou celui athlétique. Sa faculté d’adaptation et son mental sont clairement remarquables tant il a pu se relancer et se faire de la place chez les « Orange et Noir ». Il n’est pas évident pour un joueur de reprendre de la confiance après avoir longtemps été mis à l’écart des plans du club.

C’est ce qui est arrivé avec le Fennec qui n’a fait que 27 apparitions pour 14 titularisations seulement (2 buts et 1 passe décisive) dans toutes les épreuves lors de l’exercice précédent. Pour cette saison, il compte à 30 présence dans le 11 de départ sur les 36 rencontres disputées par les siens. Et il a profité de cette forte présence sur les terrains (2 528 minutes) pour planter 3 pions et distiller 2 offrandes. Son statut a clairement changé avec tout l’impact positif que cela puisse avoir sur le rendement. 

L’atout polyvalence

Le natif de Montreuil est certainement brillant aux entraînements. O’Neil a une attention particulière à son égard puisqu’il a pu voir en lui ce que d’autres drivers ont manqué : sa polyvalence et sa capacité à jouer plus avancé et dans des périmètres qu’il n’explorait pas franchement auparavant. En plus d’être latéral gauche, il peut évoluer en piston gauche, en presque ailier gauche mais aussi dans le côté opposé depuis un moment. Il est de ce fait compatible avec la mode des joueurs en « faux pied » (ailier/latéral gauche qui est droitier ou ailier/latéral droit qui est gaucher). Cela donne la possibilité d’être plus dangereux en repiquant dans l’axe et d’obliger les défenseurs à sortir sur le porteur du ballon au lieu d’anticiper juste les centres du jeu classique. Ce nouveau mode d’emploi pourrait être intéressant sachant que l’EN n’a toujours pas trouvé de successeur fiable pour Riyad Mahrez à droite. Aussi, le problème du latéral droit, quand Atal est forfait, se pose toujours. Petkovic a probablement pu noter tout ça. Compte tenu de ce que le très joueur de 23 ans a montré lors du rassemblement de mars, on peut penser qu’il sera l’un des atouts majeurs de la nouvelle ère d’El-khadra.

M.T.

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