Mouali : « Belaïli est victime de sa célébrité et de son immense talent »
Une fois n’est pas coutume, Hamza Mouali a pris la parole pour s’exprimer sur plusieurs sujets qui touchent le Mouloudia et tout particulièrement le cas Belaili qui accapare le champ médiatique.
Après quelques turbulences comment se déroule la préparation pour le derby ?
Je ne pense qu’il y a eu des turbulences. Mais bon, je pense que vous faites allusion à la sortie médiatique du sélectionneur national. Le groupe s’entraîne le plus normalement du monde. Nous sommes tous concentrés sur notre sujet. Nous avons un derby ce vendredi contre le CRB. Et croyez-moi, ce ne sera pas une mince affaire.
Quel regard portez-vous sur la liste du sélectionneur national qui ne comporte le nom d’aucun joueur du Mouloudia ?
Ecoutez, on respecte les choix du sélectionneur. Il est le seul maître à bord. Ce sera à nous de faire plus d’effort pour être présent lors du prochain stage des Verts. Et puis, Petkovic avait déclaré qu’il gardait la porte ouverte à chaque joueur.
Que pouvez-vous nous dire sur Belaïli qui doit faire face à chaque fois à des tempêtes médiatiques ?
Vous savez, j’ai appris une chose depuis que je suis au Mouloudia d’Alger. Il y a des personnes qui vouent un amour quasi religieux pour ce club et d’autres qui haïssent le Mouloudia. C’est comme ça. Il n’y a pas le juste milieu. Franchement, si Belaili ou Benlamri avaient signé dans un autre club que le Mouloudia, il n’y aurait pas eu toute cette compagne de déstabilisation.
C’est-à-dire…
Eh bien, le Mouloudia est le club le plus populaire du pays. Il est très médiatisé et chaque fait et geste de Youcef est passé au crible. Sincèrement, cela devient pesant. C’est pour cela qu’il avait une très grosse pression avant et pendant la saison. C’est devenu malheureusement une cible pour tout le monde.
On parle beaucoup de Belaïli comme étant un joueur qui manque les séances d’entraînements…
C’est archi faux. J’ai eu la chance de vivre avec lui au quotidien. Et franchement, c’est un gars très professionnel qui se donne à fond aux entraînements. Je dis cela en connaissance de cause. Je le vois chaque jour. Youcef est quelqu’un de très généreux qui aime aider les gens. Et le fait de s’en prendre à lui chaque week-end pas des insultes, cela oblige chacun de nous à prendre sa défense. Belaili est victime de sa célébrité et de son immense talent. Je peux vous dire que c’est un honneur pour moi de jouer à ses côtés.
Il y a eu la sortie médiatique de Petkovic, le sélectionneur national qui a fait jaser…
On est tous surpris car que je sache, le sélectionneur national ne connait pas Belaili. Il ne l’a pas eu sous sa coupe durant un stage bloqué pour constater de visu si c’est un joueur indiscipliné. Moi je suis convaincu que le sélectionneur a répété ce qu’on lui a dit. C’est des personnes qui ont dû brosser un tableau sombre de Belaili au sélectionneur national.
Est-ce que cette situation risque de perturber le groupe à quelques encablures du derby contre le Chabab ?
Pas du tout. On est tous focus sur le match de vendredi contre le CRB. Ce sera une très belle affiche entre le premier et son dauphin. Et croyez-moi, on va se donner à fond pour préserver notre série d’invincibilité. Ce sera notre dernier derby de la saison qu’on tâchera de bien négocier.
Si vous ne deviez retenir qu’un seul match de championnat cette saison, ce serait lequel ?
C’est le match contre l’ASO. On a vécu ce soir un scénario improbable. Revenir de 3 à 1 et mettre cinq buts à cette équipe de Chlef en seconde période, cela relève du miracle. C’est pour cela qu’on met à chaque fois en évidence la force mentale de l’équipe. N’oublions pas aussi le public qui a été phénoménal. C’est un match qui restera à jamais dans l’histoire du club.
Entretien réalisé par Rafik Rabhi
