Axe défensif : Problème central pour Petkovic
Lors de la date FIFA de mars, l’équipe nationale a encaissé 5 buts en 2 rencontres contre la Bolivie (succès 3-2) et l’Afrique du Sud (3-3). Si défendre reste la tâche de tout le bloc, on doit relever que l’axe défensif des Verts ne présente -pour l’instant- pas assez de choix fiables. Et la blessure de Ramy Bensebaïni (ligaments antérieurs du genou droit), qui risque probablement de rater le rassemblement important en juin, vient accentuer les tracas de Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’EN.
Par Mohamed Touileb

Depuis un moment, et après la fin de carrière internationale de Djamel Benlamri, rugueux défenseur champion d’Afrique 2019, Djamel Belmadi, ex-driver des Verts, avait décidé de replacer Bensebaïni au cœur de la défense. La venue de Rayan Aït-Nouri sur le côté gauche a rendu ce replacement possible sans porter préjudice pour le poste de latéral gauche. Cependant, si Bensebaïni a pu tenir son rôle, le rendement d’Aïssa Mandi n’était pas vraiment à la hauteur par moments. Mais, en raison du manque d’alternatives, le sociétaire de Villarreal FC (Espagne), qui est vice-capitaine des Fennecs et l’un des joueurs les plus capés (95 sélections), n’a pas perdu sa place.
Madani n’a pas franchement donné satisfaction
Mohamed Amine Tougaï, constamment appelé chez El-Khadra, ou encore Zineddine Belaïd, qui semblait avoir les qualités pour (ne serait-ce que) « dépanner », n’ont pas pu convaincre les coachs Belmadi et Petkovic. D’ailleurs, ce dernier n’a même pas accordé du temps de jeu à Belaïd lors du tournoi FIFA Series 2024. L’Usmiste n’aurait pas vraiment tapé dans l’œil du Bosnien lors du rassemblement. Et ce n’est pas bon signe pour l’avenir. Dès lors, on pouvait penser que Mohamed Amine Madani (32 ans) pouvait tirer son épingle du jeu après sa titularisation contre les Bafana Bafana. Mais le sociétaire du CS Constantine n’a pas saisi sa chance en livrant une copie moyenne avec un placement qui laisse à désirer et une relance moyenne. C’est pourquoi le voir être convoqué de nouveau chez les « Guerriers du Désert » aurait des chances minimes voire nulles.
Abdellaoui pour juin ?
D’autant plus que « Petkovic hésitait entre lui et Ayoub Abdellaoui » comme l’a noté Nabil Neghiz vendredi dans un passage sur la Radio algérienne. Pour le stage de juin et la poursuite des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, Abdellaoui, qui connaît bien la sélection, même s’il n’a pas été retenu depuis novembre 2021 avec les « A », et a une certaine expérience internationale, pourrait être appelé à la rescousse. Seul problème, il a 31 ans et ne peut pas être considéré comme un recours pour le long-terme. Et Petkovic se doit de rajeunir sa défense centrale sachant que Bensebaïni est proche de la trentaine (28 ans) et que Mandi a le gros de sa carrière derrière lui (32 ans).
Les potentiels recours
Pour ce qui est de la jeune relève, il y aurait des candidats potentiels. Ça va de la révélation de ces dernières semaines Abdessamed Bounacer (19 ans/USM Alger) à son coéquipier Adam Alilet (25 ans) en passant par Moussa Benzaïd (25 ans) qui livre de bons matchs avec la JS Kabylie. C’est pour ce qui s’agit des options locales.
A l’étranger, on retrouve Toufik Cherifi (25 ans) qui évolue au Club Africain (Tunisie) mais aussi Samir Chergui (25 ans) du Paris FC et -bien évidemment- la belle promesse Wassim Keddari (19 ans) qui a succombé aux sirènes du Golfe en rejoignant le club d’Al Arabi SC. Sa trajectoire laisse penser que les Qataris veulent le naturaliser. C’est pour dire que la Fédération algérienne de football (FAF) devra faire un sérieux travail pour le détourner. Aux qualités intrinsèques, il est certainement LA relève idéale.
M.T.
