21 juillet 2026

La course contre la montre de Sahbane 

Alors que les coulisses du NAHD s’activent enfin pour clore le feuilleton administratif et acter l’arrivée d’Athmane Sahbane à la tête du club, un immense chantier sportif attend le futur homme fort des Sang et Or. Le plus urgent, et non des moindres, reste la désignation du futur patron de la barre technique. Dans un marché des entraîneurs qui s’est considérablement rétréci, le choix du profil idéal s’apparente désormais à un véritable casse-tête chinois pour Sahbane, déjà contraint de revoir ses plans initiaux à deux reprises.

Le mirage Amrouche et le train de la Libye

Au départ de son projet pour le Nasria, Athmane Sahbane avait une idée bien précise en tête : confier les clés de l’équipe à Lotfi Amrouche. Connu pour sa rigueur tactique et fort de ses passages remarqués sur les bancs de l’Olympique Akbou et de l’ES Sétif la saison dernière, Amrouche cochait toutes les cases du technicien moderne capable d’insuffler une nouvelle dynamique à Hussein Dey.

Malheureusement pour le NAHD, la réalité économique du football moderne a rapidement douché les espoirs des dirigeants. Courtisé de l’autre côté de la frontière, Amrouche a succombé aux sirènes du championnat libyen, où une offre financière particulièrement conséquente l’attendait. Un premier contretemps majeur qui a forcé la direction husseindéenne à activer son plan B.

Bachir Manaâ, chipé sur le fil par le RCK

Sahbane s’est alors logiquement tourné vers un autre profil d’envergure, un véritable spécialiste des joutes de la Ligue 2 et de la course à l’élite : Bachir Manaâ. Le CV de l’ancien coach de l’ES Ben Aknoun parle pour lui, avec notamment deux accessions historiques en Ligue 1 dans sa besace. Un profil de gagneur, taillé sur mesure pour le défi du NAHD. Mais là encore, le timing a joué un vilain tour aux Sang et Or. Libre et à l’écoute, Manaâ n’a pas attendu que le club de Hussein Dey règle ses formalités juridiques et ses AGEx à répétition. Suite au départ surprise de Cherif Hadjar du banc du Raed de Kouba, les dirigeants koubéens ont sauté sur l’occasion pour enrôler Manaâ en un temps record. Une deuxième cible prioritaire qui s’envole chez un concurrent direct, laissant le NAHD face à ses propres démons.

Le prix du retard administratif  

Il faut dire les choses clairement : cette situation inconfortable est la conséquence directe de la lenteur institutionnelle qui paralyse le club depuis plusieurs semaines. Le retard pris pour la restructuration globale de l’organigramme et l’intronisation officielle d’un président élu a complètement figé le volet sportif. Pendant que les clubs voisins structurent leur effectif et sécurisent leur staff, le NAHD est resté spectateur. Aujourd’hui, le constat est alarmant. Les entraîneurs de renom, dotés de l’expérience nécessaire pour assumer la lourde pression d’un club de l’envergure du Nasria, ne courent pas les rues. Le défi est immense : trouver un technicien de poigne, capable d’accepter un challenge aussi relevé que l’accession immédiate en Ligue 1, tout en composant avec un retard évident dans la préparation d’avant-saison. Pour Athmane Sahbane, le temps des calculs est révolu.

O.Y.

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