Rien ne va plus au NAHD. Au lendemain des graves incidents survenus sur le chemin du retour de Mascara, où la délégation du club a été violemment agressée par une partie de ses propres supporters après la défaite concédée face au Ghali de Mascara, la direction nahdiste se retrouve dans une véritable impasse. Traumatisés par les actes de violence dont ils ont été victimes, les joueurs refusent catégoriquement de reprendre le chemin des entraînements, estimant que leur sécurité n’est plus garantie. Une situation particulièrement délicate qui plonge le club dans une nouvelle crise, à un moment où il avait justement besoin de retrouver sa sérénité pour redresser la barre.
Face à cette position ferme du groupe, les dirigeants doivent désormais trouver une issue pour éviter une paralysie totale de l’activité sportive. La première démarche consisterait à privilégier le dialogue et à user de diplomatie afin de convaincre les joueurs de revenir à de meilleurs sentiments et de reprendre progressivement le travail. Mais la tâche s’annonce extrêmement compliquée, tant le traumatisme provoqué par ces agressions est important. Les joueurs ne veulent plus exposer leur intégrité physique à de nouveaux risques et leur réaction paraît compréhensible au regard de la gravité des faits.
Le départ d’Iaïche complique davantage la situation
Comme si cela ne suffisait pas, le dossier du staff technique constitue un autre casse-tête pour la direction. Le départ précipité d’Abdelkader Iaïche, qui venait tout juste de prendre les commandes de l’équipe après la démission d’Abdenour Bousbiaâ consécutive à la défaite face à l’IRB Sidi Mhamed Benali, risque d’avoir de lourdes répercussions sur la suite de la saison.
Trouver un nouvel entraîneur dans ces conditions ne sera pas une mince affaire. Les techniciens susceptibles d’être contactés réfléchiront certainement à deux fois avant de donner leur accord, d’autant que les images et les témoignages relatifs aux agressions subies par la délégation du Nasria ont largement fait connaître la gravité de la situation. Peu d’entraîneurs seraient disposés à s’engager dans un environnement où la sécurité des joueurs et des membres du staff peut être remise en question.
Le NAHD se retrouve ainsi face à plusieurs urgences à gérer simultanément : convaincre ses joueurs de reprendre, reconstruire un staff technique et surtout rétablir un climat de confiance. Une mission difficile qui nécessitera des décisions fortes et responsables pour éviter que cette crise ne compromette davantage l’avenir sportif du club.
O. Y.
