26 mai 2026

La finale Alcaraz -Sinner restera gravée dans nos mémoires

En ce dernier jour de l’année 2025, nous vous proposons de revivre avec nous, ce match mythique, sensationnel et inoubliable entre Carlos Alcaraz et Yannick Sinner comptant pour la finale du Tournoi : Roland-Garros (Grand Chelem) gagnée par l’espagnol 3 sets à 2. 4-6, 6-7(4), 6-4, 7-6(3), 7-6(2). Nous sommes le 8 juin et pas moins de 15225 spectateurs ont envahi le court Philippe Chatrier pour suivre la finale entre ces deux monstres du tennis.

Cette finale est bel et bien au-dessus de ce que l’on pouvait imaginer. En effet, elle devient aujourd’hui un possible favori pour le concours de la plus longue finale de l’histoire. Alors, pourquoi peut-elle le devenir ? Par ce que tout bonnement, elle était animée par deux acteurs, les meilleurs joueurs du monde, dignes héritiers du Big Three et d’un tennis tellement parfait, tellement rapide qu’on finit par se demander s’ils n’ont pas touché du doigt une forme d’évolution ultime de ce sport. 

De toutes les manières, ils ont “confectionné » la plus longue finale de l’histoire de Roland-Garros (5h29), dans un état d’esprit parfait, et un scénario à mettre en alerte tous les cardiologues du monde. Le précédent record appartenait à l’édition 1982 où Mats Wilander avait battu Guillermo Vilas en quatre manches (1-6, 7-6, 6-0, 6-4) au bout d’un combat de 4h42.

Le Suédois Mats Wilander, qui a été numéro 1 mondial en 1988, et remporté 7 titres du Grand Chelem en simple, classe cette finale comme une référence absolue : «J’ai vu Federer et Nadal jouer quelques bonnes finales, mais rien ne me semble comparable à cela, a osé le Suédois. Je me suis dit ‘ce n’est pas possible, ils jouent à un rythme qui n’est pas humain. Ce sont deux des meilleurs athlètes que l’humanité puisse produire et il se trouve que ce sont des joueurs de tennis».

Pour revenir au match, il faut dire qu’il n’a eu qu’un seul défaut : il a un peu éclipsé tous les autres, et même les autres Grands Chelems, qui ont paru un peu fades à côté de ce Roland de folie. Au fond, il a vraiment basculé dans l’irrationnel à partir du moment où Alcaraz a sauvé trois balles de match (d’affilée) à 5-3, 0-40 dans le quatrième set. Sinner, qui les a moyennement négociées, peut sans doute avoir ici son seul petit regret. 

Pour le reste, il n’a pas grand-chose à se reprocher. Il a été, lui aussi, héroïque jusqu’au bout, revenant à son tour de l’enfer en effaçant un break de retard à 5-4 au cinquième set, avant de se faire crucifier dans un super tie-break joué à la perfection par l’Espagnol. Une formidable manière de conserver son titre et de parachever, avec maestria, cette symphonie majeure écrite à quatre mains.

L’avenir dira s’il s’agira de leur chef-d’œuvre ultime, ou si les deux hommes pourront pousser encore un peu plus loin les limites de leur (déjà) légendaire rivalité. 

Aujourd’hui, six mois après cette indélébile finale, on ne peut pas s’empêcher de verser quelques larmes lorsque les deux héros, maculés de terre battue, se sont donné une accolade où l’esprit sportif est sorti vainqueur.

S.L.

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