La défaite concédée par le NAHD face à la JSM Tiaret a laissé des traces profondes au sein du staff technique, à commencer par l’entraîneur Farid Zemiti. Très affecté par cet échec inattendu, le coach nahdiste a même refusé de s’exprimer devant les représentants des médias à l’issue de la rencontre, un silence lourd de sens qui en dit long sur son état d’esprit. Pour Zemiti, ce revers est d’autant plus difficile à digérer qu’il intervient à un moment où il croyait sincèrement à une relance durable de son équipe.
L’entraîneur du NAHD misait beaucoup sur la dynamique enclenchée lors des dernières sorties. La victoire acquise à domicile face au RC Arbaâ, suivie du nul encourageant ramené de Tlemcen contre le WA Tlemcen, avaient ravivé l’espoir d’un redressement progressif. Zemiti estimait que son groupe commençait enfin à retrouver une certaine stabilité, tant sur le plan des résultats que dans le jeu. C’est donc avec l’ambition d’enchaîner que les Sang et Or s’étaient déplacés à Tiaret, face à une formation qui lutte pour sa survie et qui, sur le papier, semblait à la portée du NAHD. L’échec enregistré dans ces conditions n’était clairement pas prévu dans les plans du staff technique.
Une implication totale dans la gestion du groupe
Depuis sa prise de fonctions, Farid Zemiti n’a cessé d’insister auprès de la direction sur la nécessité de régler tous les problèmes liés à l’effectif. Pour lui, il était impossible de prétendre à une remontée au classement sans assainir la situation interne du club. C’est dans ce cadre qu’il a personnellement œuvré pour le retour de joueurs importants, à l’image de Mohamed Naâmani et de l’attaquant Hassan Azaoui, qui observaient un boycott en raison de différends avec la direction. Le coach a également pesé de tout son poids pour le maintien du gardien Khedaïria, convaincu de l’importance de la stabilité à ce poste-clé.
Zemiti estimait que la résolution de ces dossiers était indispensable pour offrir au NAHD de meilleurs atouts sportifs. Son objectif était clair : jouer à fond la carte d’une place qualificative pour les play-offs et, par conséquent, rester en course pour l’accession en Ligue 1 Mobilis. À ses yeux, le potentiel existait, à condition que chacun se mette au service du collectif et que l’engagement soit total sur le terrain.
Un sentiment de trahison difficile à digérer
Mais au-delà du résultat brut, c’est surtout l’attitude de certains joueurs qui a profondément déçu Farid Zemiti. Le technicien se sent aujourd’hui trahi par des éléments à qui il avait accordé sa confiance, mais qui, selon lui, ne se donnent pas à fond lorsque l’équipe a le plus besoin d’eux. Cette impression de manque d’engagement et de combativité explique en grande partie son amertume après le match de Tiaret.
Conscient que la situation sportive se complique et que chaque faux pas rapproche un peu plus le NAHD de la zone de turbulence, Zemiti attendait une réaction forte de tout le groupe. Il espérait voir ses joueurs faire preuve d’un état d’esprit irréprochable, à la hauteur des sacrifices consentis par le staff et la direction pour stabiliser l’équipe. L’échec face à la JSM Tiaret est venu rappeler que le chemin reste semé d’embûches.
A l’heure où le championnat entre dans une phase décisive, Farid Zemiti sait que le temps n’est plus aux excuses. Seule une prise de conscience collective et un engagement sans faille permettront au NAHD de rester dans la course et de défendre jusqu’au bout ses ambitions, dans un contexte devenu plus délicat que jamais.
O. Y.
