25 mai 2026

La JSK retombe dans ses travers

Après une période plutôt encourageante marquée par trois résultats positifs, deux matchs nuls à l’extérieur et une victoire convaincante à domicile face au Paradou AC, la JS Kabylie a marqué le pas lors de son déplacement chez l’USM Khenchela. Les Canaris se sont inclinés sur le score de 2-1 dans le cadre de la 23e journée de la Ligue 1 Mobilis, confirmant ainsi un retour inquiétant à leurs anciennes faiblesses.

Par Walid Kadri

Pourtant, les joueurs kabyles avaient fait le déplacement à Khenchela avec l’ambition de poursuivre leur série positive et de confirmer leur regain de forme. Mais sur le terrain, la prestation n’a pas été à la hauteur des attentes. Dès la première période, les camarades de Mahious ont affiché un visage peu rassurant, semblant parfois désorganisés et en manque de repères. Malgré cette entame laborieuse, ils ont tout de même réussi à ouvrir la marque, profitant d’une opportunité qui leur a permis de regagner les vestiaires avec un léger avantage.

Une seconde période à oublier

Au retour des vestiaires, la situation s’est compliquée pour la JSK. L’équipe a progressivement perdu le contrôle du match, notamment sur le plan défensif où plusieurs erreurs ont été commises. Ces approximations ont fini par coûter cher aux Jaune et Vert. L’USMK en a profité pour revenir au score avant d’inscrire un second but qui a scellé le sort de la rencontre. Incapables de réagir, les Kabyles ont laissé filer un match qui semblait pourtant à leur portée. Le manque de concentration et les largesses défensives ont une nouvelle fois pénalisé l’équipe, qui a donné l’impression de subir plutôt que d’imposer son jeu.

Le malaise refait surface

Cette défaite pourrait laisser des traces au sein du groupe. Selon des indiscrétions, l’ambiance ne serait pas au beau fixe entre les joueurs et le staff technique. Le courant ne passerait plus vraiment et certains éléments ne respecteraient pas totalement les consignes de l’entraîneur, Josef Zinnbauer. Très remonté au coup de sifflet final, le technicien allemand n’aurait d’ailleurs pas caché sa colère face au comportement de certains joueurs sur le terrain. Il aurait notamment reproché à quelques éléments leur manque d’implication et d’efforts, estimant que le rendement collectif était loin des attentes. Dans ces conditions, cette nouvelle contre-performance risque de raviver les tensions autour de l’équipe. La JSK devra rapidement réagir pour éviter que la situation ne se complique davantage lors des prochaines journées.

Des questions s’imposent d’elles-mêmes

Les dix dernières années, le club phare de la Kabylie souffrait d’une crise multidimensionnelle. Instabilité au niveau de la direction du club, crise financière aigüe, guerre larvée entre dirigeants etc. Aujourd’hui, tout cela fait partie du passé. La JSK ne manque de rien. Elle est prise en charge financièrement par une entreprise publique des prospères, sa trésorerie lui permet alors de tout se permettre, prendre les meilleurs au mercato, s’investir dans la formation (ce qui était sn point fort dans les meilleures années de son existence) comme elle dispose d’un stade aux normes et aux standards universels, en plus de toutes les commodités qui vont avec. Mais où se trouve le problème de cette JSK qui n’arrive plus à décoller ? Pour certains observateurs, le club a délaissé la formation au profit des recrutements tous azimuts. Ceux-ci affirment que sur la cinquantaine de joueurs champions d’Afrique avec la JSK (Ils parlent de la Ligue des champions), quarante-cinq sont des joueurs formés par la JSK. D’autres affirment que cette approche est d’un autre temps et qu’il revient à la JSK de faire une OPA sur le marché des transferts et de faire venir les meilleurs éléments du pays. Il appartient aujourd’hui à ceux qui ont les rênes de ce prestigieux club entre les mains de définir une stratégie claire et le faire avancer afin qu’il retrouve son lustre d’antan.

W.K.

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