Le marché des transferts du NAHD ne ressemble pas à un long fleuve tranquille. Alors que le président Athmane Sahbane s’active sur tous les fronts pour renforcer l’effectif, la stratégie financière du club se heurte aujourd’hui à d’importants couacs. Malgré des accords de principe trouvés avec plusieurs joueurs ciblés, le patron du NAHD a vu deux recrues potentielles lui glisser entre les doigts au tout dernier moment.
Omar Yahiaoui
Au cœur du problème : le mode de paiement proposé par la direction husseindéenne. Ne disposant pas de liquidités immédiates, le président Sahbane privilégie la remise de chèques de garantie lors des négociations. Une formule qui peine à rassurer les footballeurs à ce niveau de compétition, où la majorité exige une avance en espèces sonnantes et trébuchantes au moment de l’engagement.
La volte-face de Nassim Yettou et le départ d’Islam Bouloudène
Le premier échec marquant concerne le milieu de terrain expérimenté Nassim Yettou. Alors qu’il avait donné son accord verbal pour réintégrer les rangs du Nasria et réenfiler le maillot jaune et rouge, le joueur a finalement changé de cap en s’engageant avec l’USM El Harrach. La surenchère financière harrachie, couplée à des garanties de paiement plus solides, a pesé lourdement dans la balance.
Scénario similaire pour Islam Bouloudène. Très près de finaliser sa venue au NAHD, le joueur a brusquement infléchi sa position pour céder aux avances du MSP Batna, pensionnaire du groupe Centre-Est de Ligue 2. Attiré par une offre financière plus attrayante et immédiatement disponible, Bouloudène a préféré la piste batnéenne aux promesses sur papier du club d’Hussein Dey.
Le dossier Chaouche en suspens
Cette crise de confiance sur le plan financier commence à créer un effet domino sur d’autres dossiers chauds. C’est notamment le cas de l’ancien gardien de but de la JS El Biar, Chahereddine Chaouch. Bien que le dernier rempart ait entamé des discussions très concrètes avec Athmane Sahbane, la concrétisation du transfert reste en suspens. L’incertitude plane en raison des hésitations du portier, qui exige à son tour une avance en argent liquide avant d’apposer sa signature au bas du contrat. Pour la direction du NAHD, l’urgence est désormais de trouver des solutions financières concrètes. Sans liquidités pour rassurer ses cibles, le président Sahbane risque de voir d’autres opportunités de marché lui échapper au pire des moments.
O. Y.
